Termites : les reconnaître, les déclarer, les faire traiter
Les termites souterrains dégradent le bois sans se montrer : des cordonnets de terre le long des murs sont, le plus souvent, les seuls signes visibles. Si vous en trouvez, déclarez-les en mairie dans le mois (service-public.gouv.fr). Un traitement curatif du sol coûte 20 à 50 €/m² selon le guide Ootravaux ; il est réservé à un professionnel certifié.
1 moispour déclarer des termites en mairie après les avoir constatés (service-public.gouv.fr)
6 moisdurée de validité maximale du diagnostic termites remis à l'acheteur
20 à 50 €/m²traitement curatif du sol, selon le guide Ootravaux
500 à 1 000 € par anpièges à appâts, pose et suivi compris (Ootravaux)
L'essentiel
Les termites sont des insectes sociaux qui vivent en colonies, dans le sol pour les espèces souterraines, et se nourrissent du bois et de « tout autre matériau contenant de la cellulose », selon la notice du ministère chargé de la construction (mai 2016). En métropole, le Sud, surtout le Sud-Ouest, est le plus infesté ; Paris et sa proche banlieue sont aussi touchés.
La loi intervient à trois moments : quand vous découvrez des termites (déclaration en mairie), quand vous vendez dans une zone délimitée par arrêté préfectoral (diagnostic), et quand vous construisez dans cette zone (protection du bâtiment). Pour une maison existante, aucun texte consulté n'impose de traitement préventif ; le traitement devient obligatoire si le maire l'ordonne.
450 €d'amende possible si vous ne déclarez pas des termites en mairie (service-public.gouv.fr)
6 moisvalidité maximale du diagnostic termites à la vente
20 à 50 €/m²traitement curatif du sol, selon Ootravaux (avril 2026)
50 à 300 €diagnostic termites pour une vente, selon les guides
À retenir
Déclarez des termites en mairie dans le mois qui suit leur découverte, avec le Cerfa n° 12010*02 ; locataire, prévenez d'abord votre propriétaire.
Le diagnostic à la vente et la protection anti-termites des maisons neuves ne s'imposent que dans les zones délimitées par un arrêté préfectoral : vérifiez commune par commune.
Aucun contrôle périodique de la charpente n'est obligatoire : méfiez-vous des démarcheurs qui vous en proposent un.
Faire inspecter votre maison
Bois abîmé, cordonnets de terre, termites découverts pendant des travaux : décrivez la situation en 1 minute. Des professionnels de votre secteur vous recontactent pour un diagnostic sur place et un devis écrit.
Comment vivent les termites et comment ils arrivent chez vous
Les termites souterrains vivent en colonies installées dans le sol, généralement près d'une source d'humidité, et rejoignent le bois du bâtiment par des galeries. Selon la DREAL Occitanie (fiche de septembre 2023), le transport de bois infesté par l'homme est de loin leur principale voie de propagation.
Une colonie est organisée en castes. Les ouvriers, qui en forment la grande majorité, sont ceux qui dégradent le bois. La colonie s'étend de trois façons : par l'essaimage, envol annuel d'individus sexués ailés ; par le marcottage, quand une partie de la colonie se sépare ; et par le bois infesté que l'on déplace (notice de 2016).
Une colonie de termites souterrains : du nid humide dans le sol jusqu'au bois de la maison.
La métropole compte six espèces de termites selon la notice de 2016 : cinq souterraines, du genre Reticulitermes, responsables de la plupart des dégâts, et un termite de bois sec, qui vit dans la pièce de bois sans passer par le sol.
À Paris, la Ville décrit Reticulitermes flavipes, un termite souterrain américain, espèce invasive présente dans la capitale depuis les années 1950 (page mise à jour le 12 mai 2026). Outre-mer, les espèces sont plus nombreuses, avec des termites de bois sec du genre Cryptotermes et des termites souterrains Coptotermes et Heterotermes.
Les signes qui doivent vous alerter
Le signe le plus courant est un cordonnet de terre : une petite galerie faite de particules de sol collées, le long d'un mur ou d'un tronc. Le guide du ministère sur l'interface sol-bâti (janvier 2013) en fait, dans la plupart des cas, le seul signe visible d'une infestation.
Bois feuilleté ou évidé : bois d'aspect feuilleté, avec des galeries de terre, ou morceau de bois complètement vidé et sans sciure (notice de 2016, DDT d'Indre-et-Loire).
Plinthe qui cède facilement sous la pression (DDT d'Indre-et-Loire, fiche du 17 août 2021).
Ailes au sol, ou envol d'insectes au printemps depuis le sol ou une fente de mur, au moment de l'essaimage (DDT d'Indre-et-Loire).
Traces sur les murs : galeries pendant du plafond, minuscules trous noirs sur les plâtres (DDT d'Indre-et-Loire).
Termites vivants, par exemple sous une pièce de bois posée au sol (notice de 2016).
Aucune source officielle ne donne de critère pour distinguer un termite ailé d'une fourmi ailée : ce sont les autres signes, cordonnets et bois feuilleté, qui orientent. Des trous de sortie ronds ou ovales à la surface du bois font plutôt penser à la vrillette ou au capricorne, qui relèvent d'autres règles (voir termites, capricornes et vrillettes).
Seul un arrêté du préfet délimite les zones infestées par les termites ou susceptibles de l'être à court terme. Depuis le décret n° 2014-1427 du 28 novembre 2014, le diagnostic à la vente et la protection des constructions neuves ne s'imposent que dans ces zones, et non plus dans tout le département dès qu'un arrêté existe.
Le Cerema estimait que plus de 7 500 communes sortaient ainsi du dispositif (décembre 2014). Aucune liste nationale récente des départements concernés n'est publiée en texte par l'État : les derniers décomptes officiels datent de 2016 ou d'avant.
Carte nationale du Cerema Publiée depuis le 21 mars 2024 et mise à jour à chaque nouvel arrêté selon le ministère : en rose, tout le département est concerné ; en beige orangé, seulement certaines zones.
Outil du FCBA Service-public.gouv.fr renvoie vers cet outil gratuit de l'institut technologique du bois, avec une recherche par code postal, commune ou département.
Préfecture L'arrêté et ses cartes sont consultables en préfecture ou sur son site ; il a aussi été affiché trois mois en mairie.
Mairie Elle sait si la commune est dans la zone, et si le conseil municipal a défini un périmètre de lutte.
Exemples d'arrêtés termites relevés sur des sites officiels
Territoire
Situation
Source
Paris
Tout le département, arrêté du 21 mars 2003
Ville de Paris
Hérault
Tout le département, arrêté du 20 juin 2001
Préfecture de l'Hérault
Sarthe
Toutes les communes depuis le 1er septembre 2026 (arrêté du 12 décembre 2025)
Préfecture de la Sarthe, page du 1er septembre 2026
Drôme
Commune de Valence classée en entier (arrêté du 24 mars 2010)
Préfecture de la Drôme
Manche
Aucun arrêté délimitant des zones
Préfecture de la Manche, page du 8 juin 2026
Pages consultées le 28 octobre 2026. Quand l'arrêté ne couvre qu'une partie d'un département, seule la liste des communes de l'arrêté fait foi.
Ne déduisez jamais la situation de votre commune de celle de votre département, sauf si l'arrêté couvre le département entier. La méthode complète et d'autres exemples sont sur zones à termites et arrêtés préfectoraux.
Termites découverts : la déclaration en mairie
Tout occupant qui constate des termites dans un immeuble doit le déclarer en mairie dans le mois, selon service-public.gouv.fr (fiche Termites dans l'habitat, vérifiée le 8 octobre 2026). À défaut d'occupant, c'est au propriétaire de le faire ; pour les parties communes d'une copropriété, au syndicat des copropriétaires, par le syndic.
Formulaire : Cerfa n° 12010*02, daté et signé, avec votre identité, le logement, les indices observés et, s'il existe, le diagnostic.
Envoi : lettre recommandée avec avis de réception, ou dépôt à la mairie contre récépissé.
Locataire : prévenez d'abord votre propriétaire, par écrit.
Sanction : l'absence de déclaration peut être punie d'une amende de 450 €.
La déclaration vaut aussi hors des zones délimitées : la préfecture de la Manche, département sans arrêté, rappelle que l'occupant de l'immeuble contaminé, ou à défaut le propriétaire, doit la faire (page du 8 juin 2026).
De la découverte des termites aux travaux : les étapes fixées par la loi.
Dans un secteur contaminé, le maire peut imposer au propriétaire, ou au syndic, une recherche de termites dans un délai de 6 mois, puis les travaux nécessaires. Selon la DREAL Occitanie, le périmètre est défini par le conseil municipal et l'injonction prend la forme d'un arrêté notifié au propriétaire.
Ne rien faire expose à une amende de 1 500 €, et de 7 500 € pour une personne morale. Après mise en demeure, et avec l'autorisation du président du tribunal judiciaire, la commune peut faire réaliser les travaux et en réclamer le coût. Les travaux sont confiés à un professionnel distinct de celui du diagnostic, et une attestation est envoyée à la mairie.
Le diagnostic termites est obligatoire pour vendre un logement situé dans une zone délimitée par arrêté préfectoral : il est valable 6 mois au plus et rejoint le dossier de diagnostic technique remis à l'acheteur (service-public.gouv.fr, fiche Diagnostic termites). Il concerne les maisons, les parties privatives des lots de copropriété et les immeubles collectifs.
Qui le réalise : un diagnostiqueur certifié, à vérifier dans l'annuaire officiel du ministère ; les critères de certification sont fixés par un arrêté du 1er juillet 2024. Faire appel à un diagnostiqueur non certifié expose à une amende de 1 500 €.
Ce qu'il contient : le logement, les parties visitées et non visitées, les éléments infestés ou non, selon le modèle fixé par un arrêté du 29 mars 2007.
En location : il ne fait pas partie des diagnostics à annexer au bail d'un logement vide.
Vendre en zone délimitée : diagnostic certifié, valable 6 mois, remis à l'acheteur.
Sans diagnostic en cours de validité, le vendeur ne peut pas s'exonérer de la garantie des vices cachés. Des termites présents n'empêchent pas la vente : l'acheteur informé ne peut pas, ensuite, en demander l'annulation pour ce motif. Si le diagnostiqueur a commis une faute, l'acheteur peut lui réclamer des dommages et intérêts devant le tribunal judiciaire.
Les traitements : barrière chimique et pièges à appâts
Deux méthodes sont décrites par la DDT d'Indre-et-Loire (fiche de 2021) : la barrière chimique, qui agit immédiatement, et les pièges à appâts, qui demandent un suivi de plusieurs mois. Toutes deux utilisent des produits biocides que seul un professionnel titulaire du certificat Certibiocide peut appliquer.
Barrière chimique : injection d'un produit biocide dans les maçonneries et dans les bois, pour couper le passage aux termites (voir la barrière chimique).
Pièges à appâts : stations posées autour du bâtiment et sur les passages ; les ouvriers consomment l'appât et le transmettent à la colonie (voir les pièges à appâts).
Bois atteints : le guide Ootravaux décrit l'injection de produit dans les pièces de bois, sans publier de tarif.
Attention
Les pièges à appâts au diflubenzuron n'ont plus d'autorisation de mise sur le marché depuis le 31 janvier 2025. Un arrêté du 1er octobre 2026 les autorise de nouveau, par dérogation, pour 180 jours à compter du 9 octobre 2026, et seulement pour les titulaires du Certibiocide. Les appâts à l'hexaflumuron restent en régime transitoire. Demandez quel produit sera posé.
Un traitement peut devoir être renouvelé (service-public.gouv.fr). À Paris, la Ville a observé des réinfestations plus de quinze ans après des opérations de lutte : gardez le rapport et les factures du professionnel.
Un traitement curatif du sol coûte 20 à 50 €/m² et des pièges à appâts 500 à 1 000 € par an, pose et suivi compris, selon le guide Ootravaux (avril 2026). Peu d'entreprises publient leurs prix : ces repères viennent de guides, qui ne disent pas s'ils sont TTC ou HT.
20 €/m²Ootravaux : préventif des bois, environ 20 €/m²
50 €/m²Ootravaux : barrière physique ou physico-chimique, 25 à 50 €/m²
Prix relevés le 28 octobre 2026 sur les sites cités. Peu d'entreprises publient leurs prix : les fourchettes viennent surtout de guides (Ootravaux, Luko, Leocare, Groupama), qui ne précisent pas toujours TTC ou HT, ni le nombre de passages compris.
La surface, l'étendue du problème, la méthode, le nombre de passages ou de visites et le lieu font varier le devis. Comparez les devis.
Aucun prix au mètre linéaire n'est publié pour une barrière chimique, ni aucun prix pour le traitement d'une charpente : seul un devis après visite chiffre votre maison. Pour le diagnostic avant une vente, les guides ne s'accordent pas, comme le montre le tableau suivant.
Ce qu'annoncent les guides : diagnostic, sol, appâts
Source
Diagnostic termites (vente)
Traitement curatif du sol (injection, pulvérisation)
Fourchettes publiées par chaque source, relevées le 28 octobre 2026 ; elles ne disent pas toujours si elles sont TTC ou HT, ni combien de passages elles comprennent. Ce sont des repères, pas des offres : seul un devis engage l'entreprise.
Le simulateur multiplie la fourchette au m² publiée par Ootravaux par la surface au sol de la maison ; changez d'intervention pour estimer un diagnostic avant une vente.
Estimez le prix d'un traitement contre les termites
Estimation gratuite et immédiate, sans inscription ni coordonnées, à partir des prix publiés par les entreprises et les guides cités.
Intervention (fourchettes publiées)-
Options-
Budget estimé-
Pour le même logement, les devis varient beaucoup : faites venir un professionnel certifié pour un diagnostic avant de choisir.
Estimation indicative : montants publiés par les guides et entreprises cités, relevés le 28 octobre 2026 ; quand la source donne un prix au m², nous l'avons multiplié par la surface indiquée (c'est précisé). Les guides ne disent pas toujours TTC ou HT. Seul le devis après visite donne le prix.
Qui paie, et existe-t-il des aides ?
Le traitement d'un bâtiment infesté revient à son propriétaire ; en copropriété, les parties communes relèvent du syndicat des copropriétaires (voir termites en copropriété). Aucune aide nationale au traitement des termites n'a été trouvée sur une source officielle en 2026.
Termites : qui paie selon votre situation
Situation
Qui paie
Ce qui le dit
Locataire : les nuisibles étaient là à l'entrée dans les lieux
Le propriétaire
Le locataire qui découvre des termites prévient d'abord son propriétaire ; l'injonction du maire de rechercher les termites et de faire les travaux vise le propriétaire, ou le syndic en copropriété (service-public.gouv.fr, fiche Termites dans l'habitat).
Locataire : les nuisibles sont apparus en cours de bail
En principe le propriétaire
Dans un secteur délimité, le maire peut enjoindre au propriétaire de rechercher les termites et de faire les travaux (service-public.gouv.fr) ; aucune source consultée ne précise comment la loi de 1989 s'applique aux termites en location.
Copropriété : parties communes (caves, locaux à poubelles, couloirs)
Le syndicat des copropriétaires
Pour les parties communes, la déclaration en mairie passe par le syndic et l'injonction du maire lui est adressée (service-public.gouv.fr) ; selon l'assureur Generali, les frais d'éradication dans les parties communes sont répartis entre copropriétaires comme des charges communes.
Propriétaire occupant
Vous
Aucune aide nationale actuelle au traitement des termites n'a été trouvée sur une source officielle ; dans une zone où le maire l'enjoint, la recherche (6 mois) et les travaux sont obligatoires, sous peine d'une amende de 1 500 € (service-public.gouv.fr).
Vous venez d'acheter un logement infesté
Le vendeur, s'il n'a pas fourni de diagnostic valide
En zone délimitée par arrêté, sans diagnostic termites de moins de 6 mois, le vendeur ne peut pas s'exonérer de la garantie des vices cachés ; un acheteur informé de la présence de termites ne peut pas faire annuler la vente pour ce motif (service-public.gouv.fr, fiche Diagnostic termites).
Réponses établies d'après la loi du 6 juillet 1989, les fiches de service-public.gouv.fr et de l'ANIL, les réponses ministérielles de 2019 et 2024 et le règlement sanitaire départemental, au 28 octobre 2026. Les décisions de justice citées viennent d'un cabinet d'avocats. En cas de désaccord, l'ADIL de votre département vous conseille gratuitement (0 806 706 806, prix d'un appel local).
Locataire : prévenez votre propriétaire par écrit dès le constat. La loi du 6 juillet 1989 impose un logement exempt de toute infestation d'espèces nuisibles et parasites ; aucune source officielle ne détaille son application aux termites (voir logement décent et nuisibles et les droits du locataire).
Assurance : Matmut écrit que « dans la plupart des cas », les assurances habitation ne prennent pas en charge les désinsectisations (février 2025) ; lisez votre contrat (voir assurance habitation et nuisibles).
Aide locale : selon son site, la Ville de Lyon finance 25 % des dépenses engagées par un syndicat des propriétaires pour le diagnostic et le traitement d'un immeuble situé dans un périmètre défini par arrêté. Ailleurs, interrogez la mairie.
Pour un permis de construire déposé depuis le 1er novembre 2007 dans une zone délimitée par arrêté préfectoral, le bâtiment doit être protégé contre les termites souterrains à l'interface entre le sol et le bâti, selon le ministère chargé de la construction. Trois solutions sont admises :
Barrière physique, par exemple un film manufacturé ou un béton armé conforme ;
Barrière physico-chimique, faite de matériaux contenant un biocide ;
Dispositif de construction contrôlable, comme un vide sanitaire inspectable, admis seul en métropole uniquement.
Pour tout permis déposé depuis le 1er novembre 2006, en zone délimitée ou non, les bois qui participent à la solidité de l'ouvrage doivent aussi être protégés contre les insectes à larves xylophages, comme les capricornes et les vrillettes. Le constructeur remet une notice technique au maître d'ouvrage, au plus tard à la réception. Ootravaux annonce 20 à 50 €/m² pour ces protections.
En cas de démolition, totale ou partielle, d'un bâtiment contaminé, les bois et matériaux atteints sont incinérés sur place ou traités avant leur transport ; l'opération est déclarée en mairie dans le mois, avec le Cerfa n° 12012*02 (service-public.gouv.fr). Voir termites et construction neuve.
Choisir une entreprise et éviter les arnaques
Vérifiez d'abord le certificat Certibiocide du technicien : selon la Fédération française du bâtiment, il est obligatoire depuis le 1er juillet 2015 pour appliquer les produits contre les termites et les insectes du bois. Il est délivré à une personne, pas à une entreprise, pour 5 ans au plus, et se vérifie en ligne (voir le Certibiocide).
Certification CTB-A+ : certification de services délivrée par le FCBA, avec audits de chantiers ; sa liste du 31 août 2026 compte environ 120 entreprises. Les DDT d'Indre-et-Loire et de la Drôme la conseillent, sans obligation légale.
Devis écrit : méthode, produit et son autorisation, surface ou longueur traitée, nombre de stations, durée du suivi, prix du contrat annuel s'il y en a un.
Garantie : aucune durée n'est fixée par un texte. Ootravaux écrit qu'un traitement par injection est « garanti en général 5 ans », Anticimex que pour son traitement par appâts « L'élimination des termites est garantie de manière contractuelle. » Faites écrire la durée et les exclusions.
Deux métiers : le diagnostiqueur ne traite pas (DDT d'Indre-et-Loire) ; sur injonction du maire, diagnostic et travaux sont faits par deux professionnels distincts.
Démarchage
« Aucun contrôle périodique de la charpente n'est imposé aux propriétaires », rappelle SeLoger (14 octobre 2026), qui décrit des appels proposant un « contrôle de charpente » pour vendre un traitement. Depuis le 11 août 2026, le démarchage téléphonique sans consentement préalable est interdit (loi n° 2025-594). Signalez sur SignalConso, et les appels indésirables au 33 700.
Une seule demande : des professionnels de votre secteur vous proposent un diagnostic sur place et un devis détaillé, méthode, produit et garantie compris.
Les numéros ci-dessous sont ceux du code de la construction et de l'habitation recodifié en 2021, tels que les citent service-public.gouv.fr et le ministère en 2026.
Code de la construction et de l'habitation, articles L126-4 à L126-6 ; sanctions : articles R184-7 et R184-8
En clair : l'occupant déclare les termites en mairie dans le mois, sous peine d'une amende de 450 € ; dans un secteur contaminé, le maire peut imposer une recherche dans les 6 mois et les travaux, sous peine d'une amende de 1 500 €.
Code de la construction et de l'habitation, article L131-3 ; décret n° 2014-1427 du 28 novembre 2014
En clair : le préfet délimite par arrêté les zones contaminées ou susceptibles de l'être ; depuis 2014, les obligations ne s'appliquent que dans ces zones, commune par commune.
Code de la construction et de l'habitation, articles L271-4 et D271-5 ; arrêté du 29 mars 2007
En clair : à la vente en zone délimitée, un diagnostic termites établi par un diagnostiqueur certifié est remis à l'acheteur ; il est valable 6 mois au plus.
Code de la construction et de l'habitation, articles L131-2 et R131-1 à R131-3
En clair : en zone délimitée, une construction neuve dont le permis a été déposé depuis le 1er novembre 2007 est protégée contre les termites entre le sol et le bâti.
Dans le mois, déclarez-les en mairie avec le Cerfa n° 12010*02, par lettre recommandée avec avis de réception ou par dépôt contre récépissé (service-public.gouv.fr). Locataire, prévenez d'abord votre propriétaire par écrit. Faites ensuite établir un diagnostic et un devis de traitement par un professionnel certifié. Sans déclaration, une amende de 450 € est possible. Voir la déclaration en mairie.
Oui seulement si elle figure dans une zone délimitée par un arrêté préfectoral. Vérifiez sur la carte nationale du Cerema, avec l'outil du FCBA vers lequel renvoie service-public.gouv.fr, en préfecture ou en mairie. Depuis 2014, les obligations s'appliquent commune par commune : un département concerné en partie ne veut pas dire que votre commune l'est. Voir les zones à termites.
Oui pour vendre un logement situé dans une zone délimitée par arrêté préfectoral : il est valable 6 mois au plus et remis à l'acheteur dans le dossier de diagnostic technique. Non pour louer : il ne figure pas parmi les diagnostics annexés au bail d'un logement vide. Il est réalisé par un diagnostiqueur certifié, à vérifier dans l'annuaire officiel du ministère.
20 à 50 €/m² pour un traitement curatif du sol et 500 à 1 000 € par an pour des pièges à appâts, pose et suivi compris, selon le guide Ootravaux (avril 2026). Aucun prix au mètre linéaire ni pour une charpente n'est publié : seul un devis après visite chiffre votre maison. Le simulateur de cette page donne un ordre de grandeur selon la surface au sol.
Non, en principe : le traitement d'un bâtiment infesté revient à son propriétaire, à qui le maire peut enjoindre de rechercher les termites et de faire les travaux (service-public.gouv.fr). Le locataire prévient son propriétaire par écrit dès le constat, et la déclaration en mairie se fait dans le mois. Voir qui paie le traitement.
Non, le plus souvent : Matmut écrit que « dans la plupart des cas », les assurances habitation ne prennent pas en charge les désinsectisations (février 2025). Aucune source officielle ne traite des dégâts causés aux structures par les termites dans les contrats. Lisez vos conditions générales et le chapitre assistance, ou interrogez votre assureur par écrit.
Termites : décrivez le bâtiment et ce que vous avez constaté en 1 minute. Des professionnels de votre secteur vous contactent pour convenir d'une visite et vous proposer leur devis.