Protection anti-termites d'une construction neuve : obligations, solutions et prix
Dans une zone délimitée par arrêté préfectoral, une construction dont le permis a été déposé depuis le 1er novembre 2007 doit être protégée contre les termites entre le sol et le bâtiment : barrière physique, barrière physico-chimique ou, en métropole, dispositif contrôlable. Le guide Ootravaux publie 20 à 50 €/m² selon la solution.
2007permis déposés depuis le 1er novembre 2007 : interface sol-bâti protégée en zone délimitée
2006depuis le 1er novembre 2006 : bois porteurs protégés contre les insectes du bois, partout
20 à 50 €/m²barrière ou traitement préventif des bois, selon Ootravaux
0,6 mhauteur libre minimale d'un vide sanitaire contrôlable (guide du ministère, 2013)
L'essentiel
Deux règles s'appliquent aux constructions neuves. Partout en France, pour les permis déposés depuis le 1er novembre 2006, les bois qui assurent la solidité de l'ouvrage sont protégés contre les insectes à larves xylophages, comme les capricornes et les vrillettes (ministère).
Dans les zones délimitées par arrêté préfectoral s'ajoute, pour les permis déposés depuis le 1er novembre 2007, la protection de l'interface entre le sol et le bâtiment contre les termites souterrains. Depuis le décret du 28 novembre 2014, cette obligation ne vaut que dans les zones délimitées, commune par commune, et non dans tout le département.
2006bois porteurs protégés partout, pour les permis déposés depuis le 1er novembre 2006
2007interface sol-bâti protégée en zone, pour les permis déposés depuis le 1er novembre 2007
20 à 50 €/m²barrière ou traitement préventif des bois, selon le guide Ootravaux
10 ansdurabilité garantie minimale d'un bois traité (notice du ministère, 2016)
À retenir
Vérifiez si votre commune est en zone avant de déposer le permis : carte du Cerema, page de la préfecture, mairie.
Trois familles de solutions sont admises : barrière physique, barrière physico-chimique, dispositif contrôlable comme un vide sanitaire inspectable, qui ne suffit pas seul outre-mer.
Exigez la notice technique, remise au plus tard à la réception des travaux, et gardez-la avec les documents de la maison.
Protéger votre future maison
Construction en zone à termites : décrivez votre projet en 1 minute. Votre demande est transmise à un professionnel de votre secteur, qui vous propose une solution de protection et un devis écrit.
La protection des bois porteurs vaut partout depuis 2006 ; la protection contre les termites entre le sol et le bâtiment vaut en zone délimitée depuis 2007. Le ministère les présente comme deux règles de construction distinctes, complétées par la remise d'une notice technique.
Construction neuve : les obligations contre les termites et les insectes du bois
Obligation
Où
Pour quels permis
Protéger les bois qui participent à la solidité de l'ouvrage contre les insectes à larves xylophages
Partout en France
Déposés depuis le 1er novembre 2006
Protéger l'interface entre le sol et le bâtiment contre les termites souterrains
Zones délimitées par arrêté préfectoral
Déposés depuis le 1er novembre 2007
Remettre une notice technique au maître d'ouvrage
Avec la protection mise en place
Au plus tard à la réception des travaux
Source : ministère, page « Termites, insectes xylophages et champignons lignivores », mise à jour le 10 avril 2026 (articles L131-2 et R131-1 à R131-3 du code de la construction et de l'habitation).
En zone délimitée, pour un permis déposé depuis le 1er novembre 2007 : trois façons de protéger l'interface entre le sol et le bâtiment.
Les termites visés sont les termites souterrains. Selon la notice du ministère de mai 2016, cinq des six espèces de métropole vivent dans le sol et causent la plupart des sinistres ; la sixième, un termite de bois sec, vit dans la pièce de bois sans passer par le sol. Pour les reconnaître, voir reconnaître les termites.
Les solutions admises entre le sol et le bâtiment
Trois familles, selon le ministère : une barrière physique, une barrière physico-chimique ou, en métropole uniquement, un dispositif de construction contrôlable. Le guide technique publié par le ministère en janvier 2013 les détaille ; c'est un guide, pas un texte réglementaire, mais il donne les repères à demander au constructeur.
Protection de l'interface sol-bâti : les solutions décrites par le guide du ministère de 2013
Solution
En quoi elle consiste
À vérifier
Barrière physique manufacturée
Film ou produit fabriqué, posé à l'interface entre le sol et l'ouvrage
Le guide cite en exemple un avis technique du CSTB ou une certification du FCBA
Barrière physique non manufacturée
Béton armé conforme aux DTU 13.3 et 23.1, radier, maçonnerie en blocs pleins
Conformité aux règles techniques citées par le guide
Barrière physico-chimique
Matériau contenant un produit biocide
Attestation jointe à la notice technique
Dispositif contrôlable
Vide sanitaire inspectable : accès d'au moins 0,6 m², hauteur libre d'au moins 0,6 m, 1,3 m en habitat collectif
Métropole seulement ; ne suffit pas seul outre-mer
Sources : ministère, guide « Prévention contre les termites à l'interface sol-bâti » (janvier 2013) et notice « La protection des bâtiments neufs contre les termites et les autres insectes xylophages » (mai 2016).
Ce qui n'est pas admis compte aussi : selon la notice de mai 2016, l'épandage d'insecticide directement sur le sol ne figure pas parmi les solutions retenues pour les constructions neuves. La barrière chimique par injection dans les maçonneries et les bois est décrite par la DDT d'Indre-et-Loire parmi les traitements des bâtiments existants (voir la barrière chimique).
Bon à savoir
Un film ou une barrière peut porter la marque CTB-P+, qui certifie un produit. La certification CTB-A+, délivrée par le FCBA, porte sur l'entreprise qui réalise les travaux, avec un service dédié à la protection des constructions neuves. Les deux marques ne se remplacent pas : demandez lesquelles s'appliquent à votre devis.
Les bois de structure : protégés partout depuis 2006
Pour tout permis déposé depuis le 1er novembre 2006, les bois qui participent à la solidité de l'ouvrage sont protégés contre les insectes à larves xylophages, en zone à termites ou non (ministère). La notice du ministère de mai 2016 admet trois cas :
Bois naturellement durables.
Bois traités, dont la durabilité est garantie pendant 10 ans au minimum.
Bois apparents non traités, placés dans un dispositif qui permet de les examiner et de les remplacer.
Outre-mer, la même notice exclut le bois non durable non traité. Le ministère cite les capricornes et les vrillettes : selon la notice, le capricorne des maisons attaque tous les résineux et laisse des trous de sortie ovales d'environ 10 mm ; la petite vrillette attaque toutes les essences, avec des trous ronds de 1 à 2 mm.
Capricorne, vrillette ou termite : les traces qui les distinguent. Depuis 2006, les bois porteurs d'une maison neuve sont protégés contre les insectes à larves comme le capricorne et la vrillette.
Ces insectes concernent tout le territoire, sans zonage ni déclaration en mairie, contrairement aux termites. Les différences sont détaillées sur termites, capricornes et vrillettes.
Votre terrain est-il en zone à termites ?
Il faut vérifier la commune, et parfois le quartier : depuis le décret du 28 novembre 2014, la protection entre le sol et le bâtiment n'est obligatoire que dans les zones délimitées par l'arrêté. Le Cerema estimait que plus de 7 500 communes sortaient alors du dispositif.
Département entier : la préfecture de la Vendée cite un dispositif de protection pour toute construction neuve, toutes les communes étant délimitées par l'arrêté du 19 juin 2008 ; celle de la Charente-Maritime, des mesures de protection pour les constructions neuves (arrêté du 27 janvier 2017).
Périmètre limité : en Isère, la préfecture indique que, dans le cordon sanitaire autour de Domène, les constructions neuves doivent avoir des bois résistants et une barrière ou un dispositif contrôlable entre le sol et le bâtiment.
Aucun arrêté : les préfectures de la Somme, du Doubs, de la Mayenne et de la Marne écrivent que la protection contre les termites n'est pas imposée aux constructions neuves de leur département.
Pour vérifier votre commune, consultez la carte du Cerema, l'outil du FCBA vers lequel renvoie service-public.gouv.fr, la page termites de la préfecture ou la mairie, où l'arrêté est affiché trois mois. Exemples datés et méthode : voir les zones à termites.
La notice technique : le document à garder
Le constructeur remet au maître d'ouvrage, au plus tard à la réception des travaux, une notice technique dont le modèle est fixé par l'arrêté du 16 février 2010, qui modifie celui du 27 juin 2006 (ministère). Pour une barrière physico-chimique, le guide de 2013 prévoit en plus une attestation jointe à cette notice.
La protection ne dispense pas de surveiller. Le guide de 2013 conseille un contrôle annuel dans une commune infestée, et tous les deux ans dans une commune susceptible de l'être. La Ville de Paris rappelle par ailleurs que des réinfestations ont été observées plus de quinze ans après des opérations de lutte.
Attention
Une maison neuve n'échappe pas au diagnostic à la revente : en zone délimitée, le vendeur remet un diagnostic termites de moins de 6 mois (service-public.gouv.fr). Et des termites découverts, même dans une maison récente, se déclarent en mairie dans le mois (voir déclarer des termites et vendre avec des termites).
Ce que coûte la protection d'une maison neuve
Selon le guide Ootravaux (page mise à jour le 15 avril 2026), le traitement préventif des bois et des éléments de structure coûte environ 20 €/m², produits et main-d'œuvre compris, et une barrière physique ou physico-chimique (résine, membrane, film) 25 à 50 €/m², pose comprise. Le guide ne dit pas si ces prix sont TTC ou HT.
Termites : protéger à la construction ou traiter après, prix publiés
Prix relevés le 28 octobre 2026 sur les sites cités. Peu d'entreprises publient leurs prix : les fourchettes viennent surtout de guides (Ootravaux, Luko, Leocare, Groupama), qui ne précisent pas toujours TTC ou HT, ni le nombre de passages compris.
La surface, l'étendue du problème, la méthode, le nombre de passages ou de visites et le lieu font varier le devis. Comparez les devis.
Pour comparer les fournitures, le même guide indique qu'un rouleau de film de 50 m, vendu seul sans pose, coûte de 80 à 1 100 € sur des sites de professionnels. À titre de repère, il publie 20 à 50 €/m² pour un traitement curatif du sol d'une maison existante et 500 à 1 000 € par an pour des pièges à appâts.
Ces fourchettes viennent d'un seul guide, qui les dit tirées de différents sites de construction et de travaux. Seul un devis qui précise la solution, le produit, la surface et l'attestation fournie permet de comparer. Les prix des traitements sont détaillés sur le prix d'un traitement contre les termites.
Estimez le prix d'une protection contre les termites
Ce simulateur part des prix au m² publiés par Ootravaux pour protéger une construction neuve (environ 20 € par m² pour un traitement préventif des bois, 25 à 50 € par m² pour une barrière physique ou physico-chimique) et les multiplie par la surface au sol indiquée. Pour une maison existante qui n'a pas été protégée, choisissez « traitement curatif du sol » dans la liste.
Estimez la protection de votre construction neuve
Estimation gratuite et immédiate, sans inscription ni coordonnées, à partir des prix publiés par les entreprises et les guides cités.
Intervention (fourchettes publiées)-
Options-
Budget estimé-
Pour le même logement, les devis varient beaucoup : faites venir un professionnel certifié pour un diagnostic avant de choisir.
Estimation indicative : montants publiés par les guides et entreprises cités, relevés le 28 octobre 2026 ; quand la source donne un prix au m², nous l'avons multiplié par la surface indiquée (c'est précisé). Les guides ne disent pas toujours TTC ou HT. Seul le devis après visite donne le prix.
Faire poser la protection par un professionnel
Demandez au constructeur ou à l'entreprise quelle solution est prévue, avec quel produit, et quels justificatifs vous seront remis à la réception des travaux.
La solution : barrière physique, barrière physico-chimique ou vide sanitaire inspectable, et pourquoi ce choix pour votre terrain.
Le produit : avis technique du CSTB ou certification du FCBA, cités en exemple par le guide de 2013 pour les barrières manufacturées.
L'entreprise : la certification CTB-A+ du FCBA comprend un service dédié à la protection des constructions neuves ; environ 120 entreprises figurent sur la liste du 31 août 2026 (voir choisir une entreprise).
Le certificat : pour les produits de protection du bois et contre les termites, le Certibiocide est obligatoire depuis le 1er juillet 2015, selon la Fédération française du bâtiment (voir le Certibiocide).
Les documents : notice technique, attestation pour un produit biocide, garantie écrite ; aucune durée de garantie n'est fixée par un texte.
Pour une maison déjà bâtie, voir les traitements contre les termites. Méfiez-vous des démarchages qui proposent un « contrôle de charpente » : aucun contrôle périodique de la charpente n'est imposé aux propriétaires, rappelait SeLoger en octobre 2026 (voir les arnaques). Le guide général est sur termites : le guide.
Comparez les solutions de protection
Une seule demande : un professionnel de votre secteur vous recontacte pour étudier votre projet et vous remettre un devis écrit, avec la solution proposée et les justificatifs prévus.
Les règles de construction contre les termites et les insectes du bois figurent dans le code de la construction et de l'habitation, dans sa numérotation actuelle citée par le ministère. Une notice de 2016 cite encore d'anciens numéros : fiez-vous aux références ci-dessous.
Code de la construction et de l'habitation, articles L131-2 et R131-1 à R131-3 (cités par le ministère)
En clair : protection des bois porteurs contre les insectes à larves xylophages pour les permis déposés depuis le 1er novembre 2006 ; en zone délimitée, protection de l'interface sol-bâti pour les permis déposés depuis le 1er novembre 2007 ; notice technique remise au maître d'ouvrage.
Code de la construction et de l'habitation, article L131-3
En clair : le préfet délimite par arrêté les zones contaminées par les termites ou susceptibles de l'être à court terme ; depuis le décret n° 2014-1427 du 28 novembre 2014, seules ces zones sont soumises à la protection des constructions neuves.
Arrêté du 27 juin 2006, modifié par l'arrêté du 16 février 2010
En clair : il fixe le modèle de la notice technique que le constructeur remet au plus tard à la réception des travaux.
Oui, si le terrain est dans une zone délimitée par arrêté préfectoral et que le permis a été déposé depuis le 1er novembre 2007 : l'interface entre le sol et le bâtiment doit être protégée contre les termites souterrains. Hors zone, cette protection n'est pas imposée, mais les bois porteurs sont protégés contre les insectes du bois partout depuis 2006.
20 à 50 €/m² selon le guide Ootravaux : environ 20 €/m² pour le traitement préventif des bois, 25 à 50 €/m² pour une barrière physique ou physico-chimique, pose comprise. Le guide ne précise pas si ces prix sont TTC ou HT. Un rouleau de film de 50 m vendu seul coûte de 80 à 1 100 € selon le même guide.
Non. Selon la notice du ministère de mai 2016, l'épandage d'insecticide directement sur le sol ne figure pas parmi les solutions retenues pour les constructions neuves. Les solutions admises sont une barrière physique, une barrière physico-chimique, c'est-à-dire un matériau contenant un biocide, ou, en métropole seulement, un dispositif contrôlable comme un vide sanitaire inspectable.
Oui en métropole, s'il est inspectable : le guide du ministère de 2013 demande un accès d'au moins 0,6 m² et une hauteur libre d'au moins 0,6 m, 1,3 m en habitat collectif. Outre-mer, ce dispositif contrôlable ne suffit pas seul. Le même guide conseille un contrôle annuel dans une commune infestée.
Le constructeur, au maître d'ouvrage, au plus tard à la réception des travaux. Son modèle est fixé par l'arrêté du 16 février 2010, qui modifie celui du 27 juin 2006 (ministère). Pour une barrière physico-chimique, le guide de 2013 prévoit une attestation jointe à la notice. Gardez-la avec les documents de la maison.
Consultez la carte nationale du Cerema ou la page termites de la préfecture, et demandez à la mairie, où l'arrêté est affiché trois mois. Depuis le décret du 28 novembre 2014, la zone se lit commune par commune : un département peut n'être concerné qu'en partie. Vérifiez avant de déposer le permis de construire.
Faites protéger votre construction par un professionnel
Termites : décrivez le bâtiment et ce que vous avez constaté en 1 minute. Des professionnels de votre secteur vous contactent pour convenir d'une visite et vous proposer leur devis.