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Guide · Mis à jour en octobre 2026
Choisir une entreprise contre les termites : les vérifications avant de signer
Pour traiter des termites, choisissez une entreprise dont le technicien a un certificat Certibiocide valide, vérifiable en ligne, et demandez si elle est certifiée CTB-A+ : environ 120 entreprises figurent sur la liste du FCBA du 31 août 2026. Méfiez-vous des démarcheurs : aucun contrôle périodique de la charpente n'est obligatoire.
5 ansvalidité maximale d'un certificat Certibiocide, délivré à une personne
120entreprises environ certifiées CTB-A+ (liste du FCBA du 31 août 2026)
2 professionnelsdistincts pour la recherche et les travaux, sur injonction du maire
14 jourspour vous rétracter après un contrat signé chez vous
L'essentiel
Deux professionnels interviennent autour des termites : le diagnostiqueur certifié, qui constate, et l'entreprise de traitement, qui élimine. Les distinguer est la première protection : le diagnostiqueur n'exerce aucune activité de traitement (DDT d'Indre-et-Loire), et sur injonction du maire la recherche et les travaux sont confiés à deux professionnels distincts (ministère).
Pour l'entreprise de traitement, trois points se vérifient avant de signer : le certificat Certibiocide du technicien, la certification CTB-A+ si l'entreprise l'annonce, et un devis écrit qui nomme le produit, les surfaces traitées, la durée du suivi et la garantie.
5 ansvalidité maximale du Certibiocide, certificat délivré à une personne (FFB)
120entreprises environ, et 36 agences, sur la liste CTB-A+ du 31 août 2026
1 500 €d'amende possible si l'on fait appel à un diagnostiqueur non certifié (service-public.gouv.fr)
7 jourssans aucun paiement après un contrat signé à domicile (code de la consommation)
À retenir
Demandez le nom et le numéro de certificat du technicien qui viendra, et vérifiez-les dans l'application officielle Certibiocide.
La certification CTB-A+ est conseillée par des DDT, pas obligatoire : vérifiez-la dans l'annuaire en ligne, avec son numéro.
Un « contrôle de charpente » proposé au téléphone n'est jamais obligatoire : ne signez rien sous la pression.
Trouver un professionnel certifié
Décrivez la maison et ce que vous avez constaté en 1 minute. Votre demande est transmise à un professionnel de votre secteur, qui vous propose une visite puis un devis écrit à vérifier point par point.
Diagnostiqueur et entreprise de traitement : deux métiers distincts
Le diagnostiqueur constate la présence de termites ; l'entreprise de traitement les élimine. Ce ne sont pas les mêmes professionnels, et la règle les sépare dans deux cas : la vente d'un logement en zone délimitée et l'injonction du maire.
À la vente : le diagnostic est établi par un diagnostiqueur certifié par un organisme accrédité par le Cofrac (ministère), selon les critères d'un arrêté du 1er juillet 2024. L'annuaire officiel le retrouve par nom, société ou numéro de certification ; le domaine affiché est « Termites métropole ».
Son indépendance : service-public.gouv.fr conseille de vérifier son assurance de responsabilité civile professionnelle et l'« absence de tout lien d'intérêt ou d'influence » ; la DDT d'Indre-et-Loire précise qu'il n'exerce aucune activité de traitement.
Sur injonction du maire : « Ces deux tâches doivent être réalisées par deux professionnels distincts », écrit le ministère à propos de la recherche des termites et des travaux.
De la découverte aux travaux : déclaration en mairie, injonction éventuelle du maire, puis travaux confiés à un autre professionnel que celui du diagnostic.
Bon à savoir
Une inspection offerte par une entreprise de traitement ne remplace pas le diagnostic exigé à la vente : celui-ci est établi par un diagnostiqueur certifié, qui ne traite pas. Faire appel à un diagnostiqueur non certifié expose à une amende de 1 500 € (service-public.gouv.fr). Voir le diagnostic termites.
Vérifier le certificat Certibiocide du technicien
Le Certibiocide est un certificat individuel : il est délivré à une personne, pas à l'entreprise, pour 5 ans au plus. Selon la Fédération française du bâtiment (page du 22 décembre 2025), il est obligatoire depuis le 1er juillet 2015 pour appliquer les produits contre les termites et les produits de protection du bois.
Demander Le nom du technicien qui interviendra et son numéro de certificat, par écrit, avant de signer.
Vérifier Dans l'application officielle du ministère, qui permet de « vérifier la validité d'un certibiocide » ; la Fédération française du bâtiment indique que l'on s'y sert du nom et du numéro de certificat.
Contrôler la catégorie « Nuisibles » pour les insecticides contre les termites (21 heures de formation), « autres produits » pour les produits du bois (7 heures).
Contrôler la date Le certificat vaut 5 ans au plus : il doit être valide le jour du chantier.
Le certificat atteste une formation aux produits biocides ; il ne dit rien du prix ni du résultat du traitement. Le détail est sur le Certibiocide.
La certification CTB-A+ : ce qu'elle atteste
CTB-A+ est une certification de services délivrée par le FCBA, l'institut technologique du bois et de l'ameublement, à des entreprises spécialisées dans la protection des bois en œuvre. Elle n'est pas obligatoire : les DDT d'Indre-et-Loire et de la Drôme la conseillent.
Ce qu'elle est : son site la présente comme une « Certification de services d'un réseau de professionnels spécialisés dans la protection des bois en œuvre », avec un suivi annuel par audits de chantiers et audits administratifs.
Ce qu'elle couvre : trois services, la protection des constructions neuves, le traitement curatif du bois et du bâti, l'entretien des bois extérieurs ; pour chaque entreprise, la liste précise les cibles : insectes à larves xylophages, termites, champignons.
La liste : celle du 31 août 2026, qui remplace celle du 3 juin 2026, compte environ 120 entreprises et 36 agences, chacune précédée de son numéro de certification ; un annuaire en ligne permet aussi de chercher par département.
Certificats et certifications contre les termites : ce qu'ils attestent, où les vérifier
Repère
Ce qu'il atteste
Où le vérifier
Certibiocide
La formation d'une personne aux produits biocides, pour 5 ans au plus
Application officielle du ministère
CTB-A+
Une certification de services d'entreprise, avec audits de chantiers
Annuaire en ligne et liste du 31 août 2026
CTB-P+
Une certification de produits (barrières, appâts), pas d'entreprise
Certificat publié par le fabricant
Qualibat
Une qualification citée par la DDT d'Indre-et-Loire, avec CTB-A+
Certificat à demander à l'entreprise
Diagnostiqueur certifié
La certification d'une personne pour le diagnostic, pas pour le traitement
Annuaire officiel des diagnostiqueurs
Sources : Fédération française du bâtiment (décembre 2025), site et liste CTB-A+ du FCBA (31 août 2026), DDT d'Indre-et-Loire (août 2021), service-public.gouv.fr, consultés le 28 octobre 2026. Aucun de ces repères n'est une garantie de résultat.
Attention
Un logo sur un site ou un camion ne suffit pas. Demandez le numéro de certification de l'entreprise, cherchez-le dans l'annuaire, et vérifiez que la cible « termites » figure bien parmi ses domaines.
Le devis : ce qu'il doit préciser
Exigez un devis écrit qui dise exactement ce qui sera fait : avec quel produit, sur quelles surfaces, pendant combien de temps et avec quelle garantie. Les prix sont libres, rappelle service-public.gouv.fr dans sa fiche sur le dépannage à domicile : seul un devis détaillé permet de comparer.
La méthode : barrière chimique, pièges à appâts, traitement des bois, et la raison du choix (voir les méthodes de traitement).
Le produit : nom, substance, autorisation ou régime ; en 2026, les appâts au diflubenzuron ne sont posés que par dérogation, jusqu'au début d'avril 2027.
Les surfaces : murs, bois et sol traités, avec la surface ou la longueur correspondante.
Le suivi : pour des appâts, nombre de stations, plan de pose, fréquence des visites, durée minimale du contrat, prix annuel et reprise des stations.
Les personnes : nom et numéro de certificat du technicien, numéro CTB-A+ de l'entreprise si elle l'annonce, prix HT et TTC.
Prix relevés le 28 octobre 2026 sur les sites cités. Peu d'entreprises publient leurs prix : les fourchettes viennent surtout de guides (Ootravaux, Luko, Leocare, Groupama), qui ne précisent pas toujours TTC ou HT, ni le nombre de passages compris.
La surface, l'étendue du problème, la méthode, le nombre de passages ou de visites et le lieu font varier le devis. Comparez les devis.
Avant de comparer deux devis, estimez l'ordre de grandeur : le simulateur applique la fourchette au m² publiée par Ootravaux à la surface au sol de votre maison.
Estimez le prix d'un traitement contre les termites
Estimation gratuite et immédiate, sans inscription ni coordonnées, à partir des prix publiés par les entreprises et les guides cités.
Intervention (fourchettes publiées)-
Options-
Budget estimé-
Pour le même logement, les devis varient beaucoup : faites venir un professionnel certifié pour un diagnostic avant de choisir.
Estimation indicative : montants publiés par les guides et entreprises cités, relevés le 28 octobre 2026 ; quand la source donne un prix au m², nous l'avons multiplié par la surface indiquée (c'est précisé). Les guides ne disent pas toujours TTC ou HT. Seul le devis après visite donne le prix.
Garantie : seul l'écrit compte
Aucune durée de garantie n'est fixée par un texte pour un traitement contre les termites : la garantie est celle que l'entreprise écrit. Ootravaux annonce qu'un traitement par injection est « garanti en général 5 ans » ; Anticimex écrit pour son traitement par appâts que « L'élimination des termites est garantie de manière contractuelle. »
À faire écrire : la durée, les parties de la maison couvertes, les visites de contrôle comprises, ce qui annule la garantie et le prix d'un nouveau passage.
À savoir : service-public.gouv.fr indique que les traitements peuvent devoir être renouvelés ; aucune source officielle ne dit si un traitement relève de la garantie décennale.
À garder : devis, rapport, attestation de travaux et factures, utiles face à la mairie et lors d'une vente (voir vendre une maison avec des termites).
Portail Habitat n'a aucun lien avec les entreprises citées sur cette page : leurs annonces sont reproduites pour montrer ce qu'il faut faire préciser.
Démarchage et faux « contrôles de charpente »
« Aucun contrôle périodique de la charpente n'est imposé aux propriétaires », rappelle SeLoger dans un article mis à jour le 14 octobre 2026 : la seule obligation de ce type est le diagnostic termites à la vente, dans une zone délimitée par arrêté préfectoral.
L'article décrit des démarchages téléphoniques qui proposent un « contrôle de charpente » pour vendre ensuite un traitement sous pression, parfois avec un « prétendu rabais lié à leur âge » aux personnes âgées. Il renvoie vers SignalConso, la police ou la gendarmerie, et le 33 700 pour les appels indésirables.
Appels commerciaux : « Depuis le 11 août 2026, un professionnel a en principe l'interdiction de vous démarcher par téléphone » sans votre consentement préalable (service-public.gouv.fr ; loi n° 2025-594).
Faux envoyé de la mairie : service-public.gouv.fr cite parmi les escroqueries au dépannage à domicile le professionnel qui prétend être mandaté par la mairie, ainsi que l'abus de faiblesse envers une personne âgée.
Contrat signé chez vous : 14 jours pour vous rétracter, sans motif, et aucun paiement, chèque ou acompte compris, avant 7 jours.
Après coup : signalez sur SignalConso ; RéponseConso, service de la DGCCRF, répond au 0809 540 550, numéro non surtaxé.
Attention
Aucune source officielle ne dit si un traitement contre les termites relève de l'exception prévue pour les travaux urgents demandés par le client, qui supprime le droit de rétractation. Si une entreprise vous l'oppose, demandez-lui de l'écrire, et parlez-en à un proche avant de payer. Voir les arnaques aux nuisibles et les arnaques au démarchage.
Locataire, copropriété : qui choisit l'entreprise ?
C'est au propriétaire, ou au syndic pour les parties communes, que le maire peut imposer les travaux : l'entreprise est alors librement choisie, à condition d'être distincte du professionnel qui a fait le diagnostic (service-public.gouv.fr).
Locataire : prévenez votre propriétaire par écrit dès le constat ; les termites se déclarent en mairie dans le mois (voir déclarer des termites en mairie).
Copropriété : pour les parties communes, la déclaration et l'injonction passent par le syndic ; à Paris, la Ville indique que l'assemblée générale décide du diagnostic (voir termites en copropriété).
Qui paie : le propriétaire, destinataire de l'injonction ; pour les parties communes, les frais d'éradication sont des charges communes selon l'assureur Generali (voir qui paie le traitement).
Comparer avant de signer
Comparez au moins deux devis qui décrivent la même intervention, même méthode, même surface, même durée de suivi, en vérifiant pour chacun le certificat du technicien et, si elle est annoncée, la certification de l'entreprise. Prenez le temps de ces vérifications : après un contrat signé chez vous, les 7 jours sans paiement et les 14 jours de rétractation vous le permettent.
Recevoir un devis à comparer
Une seule demande : un professionnel de votre secteur vous propose une visite, puis un devis qui nomme le produit, les surfaces traitées, le suivi et la garantie.
Quatre règles encadrent le choix d'une entreprise : le certificat de celui qui applique les produits, la séparation entre diagnostic et travaux, la certification du diagnostiqueur et vos droits face au démarchage.
Arrêté du 9 octobre 2013 modifié (certificat Certibiocide)
En clair : les produits contre les termites et pour la protection du bois sont appliqués par une personne titulaire du certificat adapté, délivré pour 5 ans au plus et vérifiable en ligne.
Code de la construction et de l'habitation, articles R126-1-A à R126-4 (numéros cités par service-public.gouv.fr pour les travaux d'éradication)
En clair : quand le maire ordonne la recherche des termites et les travaux, ceux-ci sont faits par un professionnel librement choisi, distinct de celui du diagnostic, et une attestation est envoyée à la mairie.
Code de la construction et de l'habitation, articles L271-4 et D271-4 ; arrêté du 1er juillet 2024 (certification des diagnostiqueurs)
En clair : le diagnostic termites à la vente est établi par un diagnostiqueur certifié ; un diagnostiqueur non certifié s'expose à une amende de 1 500 € (3 000 € en récidive), et le propriétaire qui y recourt aussi.
Code de la consommation, articles L221-18 et L221-10
En clair : un contrat signé à domicile se rétracte dans les 14 jours et aucun paiement ne peut être exigé avant 7 jours ; depuis le 11 août 2026, le démarchage téléphonique sans consentement préalable est interdit (loi n° 2025-594).
Trois vérifications avant de signer : le certificat Certibiocide du technicien, dans l'application officielle du ministère ; la certification CTB-A+ de l'entreprise si elle l'annonce, dans l'annuaire en ligne ; un devis écrit qui nomme le produit, les surfaces, la durée du suivi et la garantie. Méfiez-vous d'un démarchage ou d'un paiement exigé tout de suite.
Non : c'est une certification de services du FCBA, conseillée par les DDT d'Indre-et-Loire et de la Drôme, sans obligation légale. Elle repose sur des audits de chantiers et des audits administratifs annuels. La liste du 31 août 2026 compte environ 120 entreprises ; vérifiez le numéro de l'entreprise et la cible « termites » dans l'annuaire.
Non : la DDT d'Indre-et-Loire précise que le diagnostiqueur certifié n'exerce aucune activité de traitement, et service-public.gouv.fr conseille de vérifier son indépendance. Quand le maire ordonne la recherche des termites et les travaux, ceux-ci sont confiés à deux professionnels distincts. Voir le diagnostic termites.
Non : « Aucun contrôle périodique de la charpente n'est imposé aux propriétaires », rappelle SeLoger (octobre 2026). La seule obligation de ce type est le diagnostic termites à la vente, dans une zone délimitée par arrêté préfectoral. Les démarchages décrits par SeLoger proposent ce contrôle pour vendre un traitement : signalez-les sur SignalConso.
Oui, dans les 14 jours et sans motif (code de la consommation, article L221-18), et aucun paiement ne peut être exigé avant 7 jours. Aucune source officielle ne dit si un traitement contre les termites relève de l'exception prévue pour les travaux urgents demandés par le client : faites préciser par écrit ce qui s'applique.
Oui : l'application officielle Certibiocide du ministère permet de vérifier la validité d'un certificat ; demandez le nom et le numéro du technicien qui viendra. Vérifiez la catégorie, « nuisibles » pour les insecticides, « autres produits » pour les produits du bois, et la date : le certificat vaut 5 ans au plus.
Termites : décrivez le bâtiment et ce que vous avez constaté en 1 minute. Des professionnels de votre secteur vous contactent pour convenir d'une visite et vous proposer leur devis.