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Vos droits · Mis à jour en octobre 2026

Qui paie le traitement contre les nuisibles : locataire, propriétaire ou syndic ?

En location, le propriétaire paie en principe le traitement des punaises de lit ou des rats : la loi du 6 juillet 1989 impose un logement exempt de toute infestation. Il peut faire payer le locataire en cas de manque d'entretien prouvé ou de négligence. Pour les termites, le maire peut imposer les travaux au propriétaire, ou au syndic en copropriété.

1989loi qui impose au bailleur un logement exempt de toute infestation (article 6)
2019réponse ministérielle : le bailleur paie la désinsectisation, sauf manque d'entretien prouvé
1 moispour déclarer des termites en mairie après les avoir constatés
0 806 706 806conseil juridique gratuit d'un conseiller de l'ADIL, au prix d'un appel local

L'essentiel

Trois textes répondent à la question « qui paie ? » : la loi du 6 juillet 1989 pour tout logement loué, le règlement sanitaire départemental pour les rats et souris dans les immeubles, et le code de la construction et de l'habitation pour les termites. Leur logique est la même : celui qui possède le bâtiment répond de son état.

Le locataire a pourtant sa part : il prévient le propriétaire dès les premiers signes, laisse l'accès au logement pour le traitement et continue de payer son loyer. Et la règle n'est pas absolue : un bailleur qui prouve un manque d'entretien ou une négligence du locataire peut lui faire supporter la facture.

866 €dépensés en moyenne par foyer touché par les punaises de lit (Anses, juillet 2023)
450 €d'amende possible si la présence de termites n'est pas déclarée en mairie
1 500 €d'amende si le propriétaire ignore l'injonction du maire de traiter des termites
Aucuneaide nationale dédiée au traitement d'une infestation au 28 octobre 2026

À retenir

  • Prévenez le propriétaire, l'agence ou le syndic par écrit, avec des photos datées : la preuve décide souvent de qui paie.
  • Ne suspendez jamais votre loyer de vous-même, même si le bailleur tarde : service-public.gouv.fr le rappelle.
  • Avant de faire venir une entreprise à vos frais, obtenez l'accord du bailleur sur son choix : sans lui, le remboursement devient incertain.

Faire traiter le logement sans attendre

Locataire, propriétaire ou syndic : décrivez la situation en 1 minute. Un conseiller vous rappelle, puis un professionnel certifié de votre secteur vous propose un diagnostic et un devis écrit, à transmettre à celui qui paie.

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  • Punaises de lit, rats, souris, termites
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Le principe : le propriétaire répond de l'état du bâtiment

Le propriétaire paie en principe parce que la loi le rend responsable de l'état du logement qu'il loue ou de l'immeuble qu'il possède. Chaque nuisible a cependant son texte, et donc ses nuances.

  • Punaises de lit : depuis la loi Élan du 23 novembre 2018, l'article 6 de la loi du 6 juillet 1989 exige un logement « exempt de toute infestation d'espèces nuisibles et parasites ». Une réponse ministérielle de 2019 en tire la conséquence : le bailleur paie la désinsectisation, sauf s'il prouve un manque d'entretien du locataire.
  • Rats et souris : le même article vaut pour le logement loué. Dans un immeuble, le règlement sanitaire départemental (article 119 dans la plupart des départements) oblige en plus les propriétaires à empêcher l'arrivée des rongeurs et à agir sans délai quand ils sont constatés.
  • Termites : le code de la construction et de l'habitation impose de déclarer leur présence en mairie dans le mois ; dans un secteur délimité, le maire peut ensuite enjoindre au propriétaire, ou au syndic en copropriété, de rechercher les termites et de faire les travaux.
Punaises de lit dans un logement louéEntrée dans les lieuxle bailleur paie : logement décent exigé(loi de 1989, modifiée en 2018)En cours de baille bailleur en principe, sauf s'ilprouve un manque d'entretien du locataire(réponse ministérielle, 2019)En cas de désaccord, les démarches :1Écrire au bailleurpar écrit, avec des photos (ARS IDF)2Commission départementalede conciliation : gratuite et facultative3Juge des contentieux de la protectionsi le désaccord persistePendant ce temps, continuez à payer le loyer(service-public.gouv.fr)
Punaises de lit dans un logement loué : qui paie à l'entrée dans les lieux, en cours de bail, et les recours en cas de désaccord.

Le moment où l'infestation apparaît change tout. Selon l'ARS Île-de-France (page du 13 août 2026), si le logement était déjà infesté au début du bail, le propriétaire doit prendre les mesures nécessaires ; si l'infestation résulte de circonstances survenues pendant l'occupation, « la situation est appréciée au cas par cas ».

Qui paie dans votre cas ?

Choisissez le nuisible et votre situation : l'outil donne la règle qui s'applique, le texte ou la décision qui la fonde, et la page où approfondir.

Qui doit payer le traitement dans votre cas ?

Choisissez votre situation : la réponse cite le texte ou la décision qui s'applique. En cas de désaccord, l'ADIL de votre département vous conseille gratuitement.

Qui paie-

    Réponses établies d'après la loi du 6 juillet 1989, les fiches de service-public.gouv.fr et de l'ANIL, les réponses ministérielles de 2019 et 2024 et le règlement sanitaire départemental, au 28 octobre 2026. Les décisions de justice citées viennent d'un cabinet d'avocats. En cas de désaccord, l'ADIL de votre département vous conseille gratuitement (0 806 706 806, prix d'un appel local).

    Punaises de lit : qui paie la désinsectisation ?

    En location, le bailleur paie la désinsectisation : l'ANIL écrit qu'il « supporte les frais de détection et de désinfestation des punaises de lit ». La seule exception prévue par la réponse ministérielle de 2019 est le manque d'entretien du locataire, et c'est au bailleur de le prouver.

    Punaises de lit : qui paie, situation par situation
    SituationQui paieCe qui le dit
    Locataire : les nuisibles étaient là à l'entrée dans les lieuxLe propriétaireLe bailleur doit remettre un logement décent, « exempt de toute infestation d'espèces nuisibles et parasites » (loi du 6 juillet 1989, article 6, depuis la loi Élan de 2018) ; l'ANIL écrit que le bailleur supporte les frais de détection et de désinfestation des punaises de lit.
    Locataire : les nuisibles sont apparus en cours de bailEn principe le propriétaireLe ministère chargé du logement a écrit en 2019 qu'« en cas d'infestation de punaise de lit, le bailleur est dans l'obligation de payer les frais de désinsectisation » (réponse ministérielle n° 10491, JO Sénat du 11 juillet 2019).
    Locataire d'un logement socialLe bailleur socialLes règles de décence de la loi de 1989 s'appliquent à tous les bailleurs ; la Ville de Paris indique qu'en logement social, le bailleur oriente vers la désinsectisation.
    Copropriété : parties communes (caves, locaux à poubelles, couloirs)Le syndicat des copropriétaires, par le syndicAucune page officielle ne traite des punaises dans les parties communes ; selon un cabinet d'avocats, la cour d'appel de Paris a jugé en 2022 qu'un bailleur qui ne réagit pas à la mise en demeure du syndicat peut supporter le coût des interventions.
    Propriétaire occupantVousAucune aide nationale dédiée n'existe : l'Anses recommandait en 2023 de travailler à un accompagnement financier des ménages. Certaines villes aident des personnes précaires (Paris, sur orientation d'un travailleur social).
    Client d'un hôtel ou d'une location de vacancesÀ négocier avec l'établissementAucune obligation légale propre aux punaises de lit n'a été trouvée pour les hôtels et meublés de tourisme ; tout repose sur la preuve que les punaises étaient là à votre arrivée.
    Vous venez d'acheter un logement infestéLe vendeur, s'il a caché l'infestationSelon un cabinet d'avocats, la cour d'appel de Nancy a jugé en 2023 que taire une infestation peut constituer un vice caché ou un dol.
    • Le locataire peut avancer les frais : en cas de refus du propriétaire, stop-punaises.gouv.fr prévoit qu'il fasse traiter le logement à ses frais par un professionnel, puis se retourne contre le propriétaire pour se faire rembourser. Le site ajoute qu'idéalement, « le choix de l'entreprise doit être accepté par le bailleur ».
    • Une clause du bail ne suffit pas : selon un cabinet d'avocats, la cour d'appel de Lyon a jugé le 13 septembre 2023 qu'une clause mettant le traitement des nuisibles à la charge du locataire ne dispense pas le propriétaire d'intervenir.
    • Un traitement juste avant l'entrée dans les lieux fait présumer une infestation antérieure : c'est ce qu'a jugé la cour d'appel d'Aix-en-Provence en 2022, selon le même cabinet.

    Le détail des droits et des démarches du locataire est sur punaises de lit et locataire ; celui des obligations du propriétaire sur propriétaire bailleur : vos obligations. Le montant en jeu se lit sur le prix d'un traitement : dès 200 € pour un studio en traitement chimique selon le guide Leocare.

    Bon à savoir

    Les punaises de lit ne sont pas liées à un manque d'hygiène : l'Anses consacre une question à ce sujet et n'établit aucun lien entre le revenu d'un foyer et le fait d'être infesté. Un bailleur qui invoque le manque d'entretien doit donc le prouver : un simple soupçon ne suffit pas.

    Rats et souris : qui paie la dératisation ?

    La dératisation d'un logement loué revient en principe au propriétaire : un logement décent « n'est pas infesté par des animaux nuisibles (par exemple : rats) », rappelle service-public.gouv.fr. Selon la CAF, le locataire peut toutefois être tenu des frais « si l'infestation résulte de la négligence du locataire ».

    Rats et souris : qui paie, situation par situation
    SituationQui paieCe qui le dit
    Locataire : les nuisibles étaient là à l'entrée dans les lieuxLe propriétaireUn logement décent « n'est pas infesté par des animaux nuisibles (par exemple : rats) » (service-public.gouv.fr, fiche Logement décent ; loi du 6 juillet 1989).
    Locataire : les nuisibles sont apparus en cours de bailEn principe le propriétaireLe logement doit rester exempt d'infestation ; la CAF précise que le locataire peut être tenu des frais de dératisation si l'infestation résulte de sa négligence.
    Locataire d'un logement socialLe bailleur socialMêmes règles de décence que dans le parc privé ; le règlement sanitaire départemental impose aux propriétaires d'immeubles de prendre les mesures contre les rongeurs.
    Copropriété : parties communes (caves, locaux à poubelles, couloirs)Le syndicat des copropriétaires, par le syndicLe règlement sanitaire départemental (article 119 dans la plupart des départements) oblige les propriétaires d'immeubles à empêcher l'introduction des rongeurs et à agir sans délai quand leur présence est constatée.
    Propriétaire occupantVousLe règlement sanitaire départemental vous oblige à agir contre les rongeurs dès que leur présence est constatée ; certaines mairies donnent des produits ou interviennent sur le domaine public seulement.

    Dans un immeuble, le règlement sanitaire départemental vise directement les propriétaires : ils prennent les mesures pour éviter l'introduction des rongeurs et, quand leur présence est constatée, agissent sans délai. Les locataires et occupants vérifient caves, cours et locaux à poubelles « conjointement » avec eux, selon le texte reproduit par le Bas-Rhin.

    Les propriétairesempêcher l'introduction des rongeurs ;dès leur présence, agir sans délaiLes locataires et occupantsvérifier avec eux caves, cours et locauxà poubelles ; signaler les rongeursLe mairepolice de la salubrité ; il peut imposerla dératisation par arrêté municipalLe service communal d'hygièneil existe dans environ 200 villes ;dératisation, salubrité des habitationsRèglement sanitaire départemental : article 119 dans la plupartdes départements (118 en Seine-et-Marne).
    Rats et souris : ce que doivent les propriétaires, les occupants, le maire et le service d'hygiène.
    • Charges : la liste des charges récupérables publiée par service-public.gouv.fr (fiche Charges locatives, vérifiée le 15 avril 2025) ne cite que des produits de désinsectisation et de désinfection pour les parties communes, pas la prestation d'une entreprise de dératisation.
    • Intervention sans accord : la CAF prévient qu'un locataire qui fait venir lui-même une entreprise aura du mal à se faire rembourser, sauf accord amiable.
    • Arrêtés municipaux : certaines villes imposent en plus une dératisation aux propriétaires, comme Fresnes (arrêté du 3 juillet 2026) ou Sarcelles (arrêté du 8 juillet 2026, pendant la campagne de dératisation des égouts).

    Pour aller plus loin : rats et souris, locataire ou propriétaire et ce que la loi impose. Une intervention coûte 50 à 300 € selon le guide Ootravaux : c'est l'ordre de grandeur de la facture en jeu.

    Termites : le propriétaire paie, et la mairie peut l'y obliger

    Le traitement des termites revient au propriétaire du bâtiment, ou au syndicat des copropriétaires pour les parties communes. Dans un secteur délimité, le maire peut lui imposer « dans un délai de 6 mois, une recherche de termites » puis les travaux, sous peine d'une amende de 1 500 €, 7 500 € pour une personne morale (service-public.gouv.fr, fiche Termites dans l'habitat).

    Termites : qui paie, situation par situation
    SituationQui paieCe qui le dit
    Locataire : les nuisibles étaient là à l'entrée dans les lieuxLe propriétaireLe locataire qui découvre des termites prévient d'abord son propriétaire ; l'injonction du maire de rechercher les termites et de faire les travaux vise le propriétaire, ou le syndic en copropriété (service-public.gouv.fr, fiche Termites dans l'habitat).
    Locataire : les nuisibles sont apparus en cours de bailEn principe le propriétaireDans un secteur délimité, le maire peut enjoindre au propriétaire de rechercher les termites et de faire les travaux (service-public.gouv.fr) ; aucune source consultée ne précise comment la loi de 1989 s'applique aux termites en location.
    Copropriété : parties communes (caves, locaux à poubelles, couloirs)Le syndicat des copropriétairesPour les parties communes, la déclaration en mairie passe par le syndic et l'injonction du maire lui est adressée (service-public.gouv.fr) ; selon l'assureur Generali, les frais d'éradication dans les parties communes sont répartis entre copropriétaires comme des charges communes.
    Propriétaire occupantVousAucune aide nationale actuelle au traitement des termites n'a été trouvée sur une source officielle ; dans une zone où le maire l'enjoint, la recherche (6 mois) et les travaux sont obligatoires, sous peine d'une amende de 1 500 € (service-public.gouv.fr).
    Vous venez d'acheter un logement infestéLe vendeur, s'il n'a pas fourni de diagnostic valideEn zone délimitée par arrêté, sans diagnostic termites de moins de 6 mois, le vendeur ne peut pas s'exonérer de la garantie des vices cachés ; un acheteur informé de la présence de termites ne peut pas faire annuler la vente pour ce motif (service-public.gouv.fr, fiche Diagnostic termites).
    • Déclarer d'abord : l'occupant qui constate des termites les déclare en mairie dans le mois, par lettre recommandée avec avis de réception ou par dépôt contre récépissé (Cerfa n° 12010*02) ; le locataire prévient d'abord son propriétaire. Sans déclaration, l'amende peut atteindre 450 €.
    • Deux professionnels distincts : sur injonction du maire, celui qui fait le diagnostic ne fait pas les travaux, et une attestation est ensuite adressée à la mairie.
    • Si le propriétaire ne fait rien : après mise en demeure, et avec l'autorisation du président du tribunal judiciaire, la commune peut faire réaliser les opérations et lui en réclamer les frais.

    En copropriété, l'assureur Generali écrit que les frais d'éradication dans les parties communes « font partie des charges communes et sont répartis entre les copropriétaires au prorata des pourcentages détenus » (page du 20 avril 2022). Voir déclarer des termites en mairie et termites en copropriété.

    Attention

    À la vente d'un logement situé dans une zone délimitée par arrêté préfectoral, le vendeur qui ne fournit pas de diagnostic termites en cours de validité ne peut pas s'exonérer de la garantie des vices cachés (service-public.gouv.fr). Un acheteur informé de la présence de termites ne peut pas, en revanche, faire annuler la vente pour ce motif. Voir vendre ou acheter une maison avec des termites.

    Copropriété, logement social, hôtel, achat : les autres cas

    Hors du face-à-face entre locataire et propriétaire, la réponse dépend de qui gère le lieu infesté. Dans la plupart de ces cas, aucune règle propre aux punaises de lit n'a été trouvée : on revient aux règles générales et à la preuve.

    • Parties communes d'une copropriété : le syndic administre l'immeuble et assure sa conservation et son entretien (service-public.gouv.fr, fiche Syndic de copropriété). Pour les rats, le règlement sanitaire départemental s'applique ; pour les punaises, aucune page officielle ne traite le cas (voir punaises de lit en copropriété et dératisation en copropriété).
    • Logement social : les règles de décence sont les mêmes que dans le parc privé ; la Ville de Paris conseille de se rapprocher du bailleur, qui oriente vers une désinsectisation (voir punaises de lit en HLM).
    • Infestation venue d'un voisin : chacun fait traiter son logement selon les règles ci-dessus, et le propriétaire ou le syndic, qui gèrent l'immeuble, doivent être prévenus (voir punaises de lit chez le voisin).
    • Hôtel ou location de vacances : aucune obligation légale propre aux punaises de lit n'a été trouvée ; tout repose sur la preuve que les punaises étaient là à votre arrivée (voir punaises de lit à l'hôtel).
    • Logement acheté infesté : taire une infestation de punaises de lit peut constituer un vice caché ou un dol, selon une décision de la cour d'appel de Nancy du 23 octobre 2023 citée par un cabinet d'avocats (voir acheter un logement infesté).

    Propriétaire occupant : vous payez, mais vérifiez votre contrat

    Aucune aide nationale ne finance un traitement. Certains contrats d'assurance habitation prévoient une assistance : Luko publie une prise en charge jusqu'à 300 € par an dans sa formule Couverture Étendue. Pour les termites, Matmut écrit que « dans la plupart des cas », les assurances habitation ne prennent pas en charge les désinsectisations. Voir assurance habitation et nuisibles et les aides qui existent.

    Désaccord sur la facture : les recours, dans l'ordre

    Si le propriétaire refuse de payer, la voie est graduée et commence toujours par un écrit. Le conseil de l'ADIL et la commission de conciliation sont gratuits ; le juge vient en dernier.

    1. Écrire Lettre recommandée avec avis de réception, date des premiers signes, photos datées, demande d'intervention dans un délai précis. Les modèles sont prêts sur la lettre au propriétaire.
    2. Se faire conseiller Un conseiller de l'ADIL répond gratuitement à vos questions juridiques au 0 806 706 806, au prix d'un appel local, avant que le désaccord ne s'envenime.
    3. Signaler la non-décence Selon le département, le signalement passe par Signal Logement ; la CAF ou la MSA peut aussi informer le bailleur, ce qui vaut mise en demeure (service-public.gouv.fr, fiche Logement décent).
    4. Concilier La commission départementale de conciliation, ou un conciliateur de justice, est gratuite et facultative.
    5. Saisir le juge Après deux mois sans réponse ou en cas de désaccord, le juge des contentieux de la protection peut fixer les travaux, réduire ou suspendre le loyer.

    Pendant toute la procédure, le loyer reste dû. La démarche complète, quand le logement reste infesté, est détaillée sur logement décent et nuisibles : vos recours.

    Gardez des preuves

    Selon un cabinet d'avocats, la cour d'appel de Chambéry a rejeté en 2019 la demande d'un locataire faute de preuves suffisantes. Photos datées, échanges écrits, constat, devis et factures : conservez tout, dès le premier jour.

    Faire intervenir un professionnel sans compromettre le remboursement

    Celui qui paie doit pouvoir vérifier ce qui a été fait. Un devis écrit puis une facture détaillée servent de preuve, au propriétaire comme au juge s'il le faut.

    • Le technicien qui applique un insecticide ou un raticide réservé aux professionnels doit être titulaire du certificat Certibiocide, délivré à une personne et vérifiable en ligne (voir le Certibiocide).
    • Le devis précise la méthode, les produits, la surface, le nombre de passages, la préparation demandée et la garantie ; la facture reprend ce qui a été fait, passage par passage.
    • Contrat signé à domicile : 14 jours pour vous rétracter, et aucun paiement avant 7 jours. Aucune source officielle ne dit si un traitement urgent relève de l'exception prévue pour les travaux urgents.

    Méfiez-vous d'un technicien qui se dit envoyé par la mairie : service-public.gouv.fr cite ce cas parmi les escroqueries au dépannage à domicile (voir les arnaques à la désinsectisation).

    Obtenir un devis à transmettre

    Une seule demande : un conseiller vous rappelle, puis un professionnel certifié de votre secteur vous propose un diagnostic et un devis détaillé, à soumettre au propriétaire ou au syndic.

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    Ce que dit la loi

    Les trois textes qui fixent qui paie, et la réponse ministérielle de 2019 qui précise la règle pour les punaises de lit : ce sont eux qu'il faut citer dans un courrier.

    Loi n° 89-462 du 6 juillet 1989, article 6 (modifié par l'article 142 de la loi Élan du 23 novembre 2018)

    En clair : le bailleur remet un logement décent, exempt de toute infestation d'espèces nuisibles et parasites. Le locataire assure l'entretien courant (article 7, cité par la CAF) et, selon la notice annexée au bail, permet l'accès au logement pour la désinsectisation.

    Réponse ministérielle n° 10491, Journal officiel du Sénat du 11 juillet 2019
    « en cas d'infestation de punaise de lit, le bailleur est dans l'obligation de payer les frais de désinsectisation. »

    En clair : la même réponse prévoit une exception, en cours de bail : le bailleur qui prouve que l'infestation est due à un manque d'entretien du locataire peut lui faire supporter la désinsectisation.

    Règlement sanitaire départemental, article 119 « Rongeurs » (texte type repris dans la plupart des départements)

    En clair : les propriétaires d'immeubles empêchent l'arrivée des rongeurs, vérifient avec les occupants caves, cours et locaux à poubelles, et agissent sans délai quand des rats ou des souris sont constatés. La numérotation varie : article 118 en Seine-et-Marne.

    Code de la construction et de l'habitation, articles L126-4 à L126-6 et R184-7 à R184-8 (termites)
    « L'absence de déclaration de la présence de termites peut être sanctionnée par une amende de 450 €. »

    En clair : l'occupant déclare les termites en mairie dans le mois ; le maire peut ensuite enjoindre au propriétaire, ou au syndic, de les rechercher et de faire les travaux.

    Textes de référence

    Questions fréquentes

    Oui, en principe. Un logement décent n'est pas infesté par des animaux nuisibles comme les rats (service-public.gouv.fr), et le règlement sanitaire départemental impose au propriétaire d'immeuble d'agir sans délai. Selon la CAF, le locataire peut toutefois être tenu des frais si l'infestation résulte de sa négligence. Prévenez le propriétaire par écrit, avec des photos datées.

    Oui, en principe : la loi impose un logement exempt de toute infestation, et la réponse ministérielle n° 10491 de 2019 le confirme. La même réponse prévoit une exception si le bailleur prouve un manque d'entretien du locataire. Prévenez-le par écrit, avec photos, et continuez à payer le loyer.

    Non, pas la prestation d'une entreprise, selon la liste des charges récupérables publiée par service-public.gouv.fr : elle ne cite que des produits de désinsectisation et de désinfection pour les parties communes. Pour le logement social, la fiche renvoie au décret n° 82-955 et signale qu'un accord collectif peut compléter la liste. Demandez le détail de la régularisation.

    Oui. Le locataire qui découvre des termites le prévient d'abord, puis la présence de termites est déclarée en mairie dans le mois. Si le maire enjoint une recherche et des travaux, l'injonction vise le propriétaire, ou le syndic en copropriété, sous peine d'une amende de 1 500 €.

    Oui, avec prudence. Pour les punaises de lit, stop-punaises.gouv.fr prévoit qu'en cas de refus le locataire fasse traiter à ses frais, puis réclame le remboursement ; le choix de l'entreprise doit idéalement être accepté par le bailleur. Pour les rats, la CAF prévient qu'un remboursement sans accord préalable sera difficile.

    Non, aucune aide nationale dédiée n'existe au 28 octobre 2026. Stop-punaises.gouv.fr écrit seulement que la CAF peut aider un allocataire dans certains cas, sans préciser lesquels. Vérifiez votre assurance habitation : certains contrats prévoient une assistance nuisibles, avec un plafond fixé par les conditions générales.

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    Punaises de lit, rats ou souris : décrivez la situation en 1 minute. Un conseiller vous rappelle, puis un professionnel certifié de votre secteur vous propose son intervention et son devis. Pour les termites, des professionnels vous contactent directement.

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