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Vos droits · Mis à jour en octobre 2026

Dératisation en copropriété : ce que doit faire le syndic, et qui paie

En copropriété, des rats dans les caves, la cour ou le local à poubelles relèvent du syndic, qui fait intervenir une entreprise au nom des copropriétaires. Le règlement sanitaire départemental impose d'agir sans délai dès que des rongeurs sont constatés. Prévenez-le par écrit, photos à l'appui : sans réaction, le service d'hygiène de la ville peut être saisi.

50 à 300 €une intervention de dératisation, selon le guide Ootravaux
4 à 7 €/m²contrat d'entretien publié pour les copropriétés (MesDépanneurs, TTC)
environ 200villes ont un service communal d'hygiène et de santé

L'essentiel

Le règlement sanitaire départemental, à l'article 119 dans la plupart des départements, met la lutte contre les rongeurs à la charge des propriétaires d'immeubles. En copropriété, ce propriétaire est le syndicat des copropriétaires, représenté par le syndic : c'est lui qui commande la dératisation des caves, cours, couloirs et locaux à poubelles.

Les villes le rappellent sans détour. Pour Besançon, « il appartient au bailleur/syndic de procéder à la dératisation » ; pour Colmar, « Votre bailleur/syndicat de copropriété, est tenu de traiter les parties communes. » La Ville de Paris précise de son côté qu'elle n'intervient que sur l'espace public.

50 à 300 €une intervention de dératisation, tous logements (guide Ootravaux)
4 à 7 €/m²contrat d'entretien publié pour commerces et copropriétés (MesDépanneurs)
environ 200villes dotées d'un service communal d'hygiène et de santé
562cas de leptospirose signalés en France en 2025 (Santé publique France)

À retenir

  • Copropriétaire ou locataire, signalez les rongeurs au syndic par écrit, avec la date, le lieu et des photos : c'est la preuve qu'il a été prévenu.
  • Le syndic traite les parties communes ; un appartement infesté se traite en plus, à la charge de son propriétaire.
  • Si le syndic ne fait rien, plusieurs villes interviennent auprès de lui après une démarche écrite restée sans effet, parfois collective.

Faire dératiser les parties communes

Syndic, conseil syndical ou copropriétaire : décrivez l'immeuble et les lieux touchés en 1 minute. Un conseiller vous rappelle, puis un professionnel certifié de votre secteur vous propose une intervention et un devis écrit.

  • Gratuit et sans engagement
  • Professionnels certifiés de votre secteur
  • Punaises de lit, rats, souris, termites
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Dans un immeuble en copropriété, qui doit agir ?

Le syndicat des copropriétaires, par son syndic, agit pour tout ce qui est commun ; chaque propriétaire agit pour son lot ; les occupants signalent et vérifient les lieux avec eux. Le règlement sanitaire demande en effet aux propriétaires de vérifier « conjointement avec les locataires ou occupants » les caves, cours et locaux à poubelles.

Rats et souris dans un immeuble en copropriété : qui fait intervenir l'entreprise
LieuQui agitCe qui le dit
Caves communes, cour, couloirs, local à poubelles, égouts particuliersLe syndicat des copropriétaires, par le syndicRèglement sanitaire, article 119 le plus souvent ; villes de Colmar et de Besançon
Appartement occupé par son propriétaireLe copropriétaireRèglement sanitaire ; Ville de Colmar : le traitement du logement relève du propriétaire
Appartement louéLe bailleur, en principeDécence du logement (service-public) ; la CAF réserve le cas d'une négligence du locataire
Rue, égouts publics, espaces vertsLa commune ou l'intercommunalitéPages des villes (Paris, Rouen, Besançon)

Règles relevées le 28 octobre 2026 dans le règlement sanitaire départemental (extrait du Bas-Rhin publié par Strasbourg), sur service-public.gouv.fr, la page de la CAF du 31 mai 2022 et les sites des villes citées.

Les propriétairesempêcher l'introduction des rongeurs ;dès leur présence, agir sans délaiLes locataires et occupantsvérifier avec eux caves, cours et locauxà poubelles ; signaler les rongeursLe mairepolice de la salubrité ; il peut imposerla dératisation par arrêté municipalLe service communal d'hygièneil existe dans environ 200 villes ;dératisation, salubrité des habitationsRèglement sanitaire départemental : article 119 dans la plupartdes départements (118 en Seine-et-Marne).
Dans un immeuble : les propriétaires agissent, les occupants vérifient et signalent, le maire fait respecter le règlement sanitaire.

Selon un cabinet d'avocats, l'article 18 de la loi du 10 juillet 1965 charge le syndic d'administrer l'immeuble et de pourvoir à sa conservation, à sa garde et à son entretien : c'est à ce titre qu'il commande l'entreprise. Un locataire prévient aussi son bailleur, qui relaie auprès du syndic (voir rats et locataire).

Les lieux à surveiller dans un immeuble

Les rongeurs s'installent là où ils trouvent à manger et à s'abriter : le règlement sanitaire cite les caves, les cours, les égouts particuliers, les entrepôts, les locaux commerciaux et les locaux à poubelles, et demande de faire évacuer les détritus et déchets qui les attirent. C'est la première chose que le syndic doit faire contrôler.

  • Local à poubelles : conteneurs fermés, local nettoyé, encombrants évacués des cours et des caves, conseille la Ville de Strasbourg.
  • Regards et compteurs : la mairie du 17e arrondissement de Paris signale que les rats passent souvent par les regards et par les trous derrière les compteurs d'eau.
  • Caves : vérifier qu'elles sont isolées des égouts (même source) et que les soupiraux sont fermés, comme le demande la Ville de Rouen.
  • Cour et jardin : nourrir pigeons ou chats dans une cour d'immeuble est interdit quand cela risque d'attirer les rongeurs (article 120 du règlement sanitaire, dans les départements qui suivent le texte type).
Poubelles ferméessacs et conteneursbien fermésAliments rangésen contenantshermétiquesRien dehorsni gamelle pleine,ni graines ouvertesPas d'eaurobinet qui goutte,eau stagnanteEncombrantsévacués des cours,caves et jardinsAccès bouchésgrilles, fissuresrebouchéesNourrir pigeons ou chats errants : interditrèglement sanitaire départemental, article 120dans la plupart des départementsConseils de l'ARS Île-de-France et des villes de Strasbourget de Vitry-sur-Seine.
Ce que le syndic et les occupants peuvent faire pour ne pas attirer les rongeurs dans l'immeuble.

Le bouchage des accès complète la dératisation, avec du grillage fin ou du ciment selon l'ARS Île-de-France : voir boucher les accès et, quand les rats remontent du réseau, les rats des égouts et des caves.

Attention

Gardien, copropriétaire bénévole ou locataire qui range une cave : ne touchez ni crottes ni cadavres à mains nues. Santé publique France recommande des gants, des pansements étanches sur les plaies et une consultation rapide en cas de symptômes après une exposition (voir la leptospirose).

Écrire au syndic : la lettre prête à envoyer

Une lettre datée, avec photos, fixe le point de départ : le syndic ne pourra pas dire qu'il ignorait la situation. Choisissez « Au syndic » ; un locataire peut aussi préparer la lettre à son propriétaire dans le même outil.

Votre lettre, prête à envoyer

Remplissez les champs : la lettre se complète en direct. Envoyez-la en recommandé avec accusé de réception et gardez une copie, avec vos photos.

  • Preuves : photos datées des rongeurs, des crottes ou des dégâts, lieux précis (cave n°, local à poubelles, cour).
  • Copies : une copie peut être adressée au conseil syndical ; gardez la vôtre avec l'accusé de réception.
  • Voisins : à plusieurs, la demande pèse plus ; au Havre, le service de salubrité attend une réclamation collective avant d'intervenir auprès du syndic.

Qui paie la dératisation de l'immeuble ?

La dératisation des parties communes est une dépense de la copropriété. La Ville de La Rochelle l'écrit ainsi : quand les parties communes sont infestées, le syndic mandate une entreprise spécialisée et le coût est réparti entre copropriétaires (page mise à jour le 26 juillet 2023).

  • Copropriétaire bailleur : la liste des charges récupérables publiée par service-public (vérifiée le 15 avril 2025) ne cite que des produits de désinsectisation et de désinfection, pas la prestation de dératisation.
  • Immeuble d'un bailleur social : caves, locaux à poubelles et parties communes relèvent du bailleur, propriétaire de l'immeuble ; les mêmes règles de décence s'appliquent.
  • Vote : aucune source officielle consultée ne fixe la règle de vote d'un contrat de dératisation en assemblée générale ; demandez au syndic comment la dépense est inscrite au budget.
  • Appartement infesté : son traitement s'ajoute à celui des parties communes et revient à son propriétaire.

Pour situer le budget, le guide Ootravaux publie 50 à 300 € par intervention, et MesDépanneurs un contrat de 4 à 7 € TTC par m² pour environ quatre passages par an, destiné notamment aux copropriétés. Le choix entre intervention et contrat est détaillé sur le contrat de dératisation, les prix sur le prix d'une dératisation.

Bon à savoir

Certaines communes imposent la dératisation des immeubles par arrêté. À Sarcelles, l'arrêté du 8 juillet 2026 oblige les propriétaires et gestionnaires d'immeubles d'habitation à faire dératiser leurs locaux pendant la campagne des égouts ; à Fresnes, l'arrêté du 3 juillet 2026 permet à la commune d'exiger contrats et rapports (voir les obligations de dératisation).

Le syndic ne fait rien : les recours

Relancez le syndic par lettre recommandée, puis saisissez le service d'hygiène de votre ville : plusieurs villes interviennent auprès du syndic quand les démarches écrites n'ont rien donné. Gardez les copies de vos courriers : Strasbourg, par exemple, exige une trace écrite de contact avec le propriétaire pour enquêter sur un logement.

  • Le Havre : après une réclamation collective au bailleur ou au syndic restée sans effet dans un délai raisonnable, le service Salubrité publique de Le Havre Seine Métropole peut les mettre en demeure de dératiser l'immeuble (voir dératisation au Havre).
  • Strasbourg : en cas d'infestation généralisée d'un immeuble d'habitation, si les démarches auprès du propriétaire ou du syndic n'ont pas abouti, le service Hygiène et santé environnementale peut être contacté ; il enquête et impose des prescriptions (voir dératisation à Strasbourg).
  • Toulon : pour un problème d'habitat, le service communal d'hygiène demande d'abord une démarche amiable, auprès du syndic pour les parties communes, avant d'être saisi.
  • Montreuil : les parties communes se signalent au gardien, au syndic ou aux propriétaires ; en cas d'infestation importante, au service communal d'hygiène, qui peut intervenir sur les réseaux.

Environ 200 villes ont un service communal d'hygiène et de santé (208 selon un recensement cité en 2022). Ailleurs, adressez-vous à la mairie, chargée de faire appliquer le règlement sanitaire : voir le service d'hygiène de la mairie et signaler des rats à la mairie.

Bon à savoir

Locataire dans un immeuble infesté, vous avez un recours de plus : un logement décent n'est pas infesté par des animaux nuisibles comme les rats (service-public.gouv.fr). Votre interlocuteur est alors votre bailleur, puis la commission départementale de conciliation et le juge (voir nuisibles et logement décent).

Faire intervenir une entreprise dans l'immeuble

Le syndic choisit l'entreprise et signe le devis au nom du syndicat. Le technicien qui applique un raticide réservé aux professionnels doit être titulaire du certificat Certibiocide, délivré à une personne et vérifiable en ligne (voir le Certibiocide).

  • Un devis écrit qui précise les lieux traités, le nombre de passages, l'emplacement des postes, les produits et le suivi.
  • Une information des occupants avant chaque passage, pour tenir enfants et animaux à l'écart des postes d'appâtage.
  • Le bouchage des accès et l'entretien du local à poubelles : pour la Ville de Strasbourg, pièges et raticides ne sont qu'un palliatif.
  • Méfiance envers le technicien qui sonne en se disant envoyé par la mairie : service-public.gouv.fr cite ce cas parmi les escroqueries (voir les arnaques).

Recevez un devis pour l'immeuble

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Ce que dit la loi

Quatre textes encadrent la dératisation d'un immeuble en copropriété : deux articles du règlement sanitaire de votre département, la loi sur la copropriété et le décret sur les charges récupérables.

Règlement sanitaire départemental, article 119 « Rongeurs » (texte type repris dans la plupart des départements ; 118 en Seine-et-Marne, 119.1 dans le Val-d'Oise)
« de prendre sans délai les mesures prescrites par l'autorité sanitaire »

En clair : dès que des rongeurs sont constatés, les propriétaires d'immeubles, donc le syndicat en copropriété, doivent agir sans attendre ; ils vérifient avec les occupants caves, cours et locaux à poubelles et font évacuer les déchets qui attirent les rongeurs.

Règlement sanitaire départemental, article 120 (texte type)

En clair : nourrir les animaux errants est interdit dans les lieux publics, et aussi dans les voies privées, cours ou autres parties d'un immeuble quand cela risque de gêner le voisinage ou d'attirer les rongeurs.

Loi n° 65-557 du 10 juillet 1965, article 18 (cité par un cabinet d'avocats)

En clair : le syndic administre l'immeuble et pourvoit à sa conservation, à sa garde et à son entretien ; il fait donc intervenir l'entreprise pour les parties communes.

Décret n° 87-713 du 26 août 1987 (charges récupérables), liste reproduite par service-public.gouv.fr

En clair : pour les parties communes, la liste cite la fourniture de produits de désinsectisation et de désinfection ; la prestation de dératisation n'y figure pas.

Textes de référence

Questions fréquentes

Oui, pour les parties communes. Le règlement sanitaire départemental impose aux propriétaires d'immeubles d'agir sans délai quand des rongeurs sont constatés, et en copropriété c'est le syndic qui fait intervenir l'entreprise au nom du syndicat. Les villes de Colmar et de Besançon le rappellent sur leurs pages. Prévenez-le par écrit, avec photos.

Oui, selon la Ville de La Rochelle : quand les parties communes sont infestées, le syndic mandate une entreprise et le coût est réparti entre copropriétaires. Le traitement d'un appartement infesté, lui, revient à son propriétaire. Aucune source officielle consultée ne fixe la règle de vote d'un contrat annuel en assemblée générale.

Non, pas la prestation : la liste des charges récupérables publiée par service-public.gouv.fr ne cite, pour les parties communes, que la fourniture de produits de désinsectisation et de désinfection. La dératisation n'y figure pas. Voir rats et souris : locataire ou propriétaire.

Oui. Plusieurs services d'hygiène interviennent après une démarche écrite restée sans effet : au Havre, le service de salubrité peut mettre le syndic en demeure après une réclamation collective ; à Strasbourg, le service enquête en cas d'infestation généralisée d'un immeuble. Joignez vos courriers. Voir le service d'hygiène.

50 à 300 € par intervention selon le guide Ootravaux, sans distinction de taille. Pour un suivi régulier, MesDépanneurs publie un contrat de 4 à 7 € TTC par m² pour environ quatre passages par an, destiné notamment aux copropriétés. Seul un devis après visite donne le prix de votre immeuble.

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Punaises de lit, rats ou souris : décrivez la situation en 1 minute. Un conseiller vous rappelle, puis un professionnel certifié de votre secteur vous propose son intervention et son devis. Pour les termites, des professionnels vous contactent directement.

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