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Guide 2026 · Mis à jour en octobre 2026

Assurer une location saisonnière : propriétaire et vacancier

Aucune loi n'impose d'assurance pour une location saisonnière, ni au propriétaire d'un meublé de tourisme ni au vacancier (Service-public.fr, fiche vérifiée le 10 mars 2025). Service-public.fr juge pourtant « vivement recommandé » de s'assurer des deux côtés, et le contrat de location peut imposer au vacancier une assurance couvrant son séjour.

0obligation légale d'assurance, propriétaire ou vacancier
4solutions citées pour le propriétaire
3solutions citées pour le vacancier
45 000 €d'amende si la piscine enterrée n'a pas de dispositif de sécurité

L'essentiel

Une location saisonnière met deux contrats face à face : celui du propriétaire, qui assure le logement et sa responsabilité, et celui du vacancier, qui répond des dégâts qu'il cause pendant son séjour. Comme la loi n'impose rien, ce sont les contrats qui répartissent les rôles. Le vrai risque n'est pas l'absence d'assurance, mais le trou entre deux contrats.

15 jourspour déclarer à l'assureur une circonstance nouvelle qui aggrave le risque
1 263 €coût moyen d'un dégât des eaux en 2025 (France Assureurs)
14 069 €coût moyen d'un incendie en 2025 (France Assureurs)
4dispositifs de sécurité normalisés admis pour une piscine enterrée

À retenir

  • Propriétaire : prévenez votre assureur avant la première location, puis choisissez une formule qui couvre l'occupation par des tiers.
  • Vacancier : vérifiez que votre multirisque comprend la villégiature, ou souscrivez un contrat pour la durée du séjour.
  • Inscrivez dans le contrat de location l'assurance exigée du vacancier, et demandez-en la preuve avant son arrivée.

Location saisonnière : qui assure quoi ?

Personne n'y est obligé par la loi. La DGCCRF le confirme pour les occupants des locations saisonnières, qui « ne sont pas soumis à l'obligation d'assurance ». L'assurance obligatoire du bail d'habitation vise la résidence principale, c'est-à-dire un logement occupé au moins 8 mois par an (loi du 6 juillet 1989, article 2). Voir qui doit avoir une assurance habitation.

Location saisonnière : quel contrat peut couvrir chaque risque
RisqueAssurance du propriétaireAssurance du vacancier
Incendie ou dégât des eaux sans faute du vacancierMultirisque ou PNONon concernée
Dégâts causés au logement par le vacancierContrat « pour le compte de qui il appartiendra » ou abandon de recoursGarantie villégiature ou contrat de séjour
Dommages aux voisins après un sinistre parti du logementResponsabilité civile ; contrat pour compteVillégiature ou contrat de séjour, s'il couvre les tiers
Mobilier fourni par le propriétaireFormule qui couvre ce mobilierVillégiature, si le vacancier est responsable
Affaires personnelles du vacancierNonSon propre contrat, si ses garanties s'étendent hors du domicile

Sources : Service-public.fr, fiche « Location saisonnière : comment assurer un meublé de tourisme ? » (vérifiée le 10 mars 2025) ; DGCCRF, fiche « Assurance de la location immobilière » (mise à jour le 26 août 2026).

Pour vos affaires, certaines options suivent l'assuré hors de chez lui, comme l'option « vol et agression partout » de la Matmut (relevé du 2 octobre 2026). Le cas d'un meublé loué à l'année est traité sur la page location meublée.

Côté propriétaire : les quatre solutions citées par Service-public.fr

Service-public.fr cite quatre façons pour le propriétaire d'un meublé de tourisme de se couvrir. Elles ne protègent pas contre les mêmes risques, et se combinent souvent.

  1. Une multirisque ou une PNO : elle couvre le logement contre l'incendie, le dégât des eaux ou la catastrophe naturelle, mais pas, selon Service-public.fr, les dommages causés par le locataire. Voir assurance PNO.
  2. Un contrat « pour le compte de qui il appartiendra » : il protège le logement contre les dommages causés par le locataire et couvre aussi les dommages causés à des tiers.
  3. Une garantie « abandon de recours » : l'assureur du propriétaire renonce à réclamer au locataire ce qu'il a payé ; la couverture se limite aux dommages causés au logement par le locataire, sans les voisins.
  4. Une responsabilité civile villégiature : elle couvre la responsabilité du propriétaire liée à l'occupation de courte durée de son bien.

Les offres du marché ne traitent pas toutes la location de courte durée. Lemonade réserve sa PNO à la location longue durée ; Groupama propose une PNO « location meublée » ; la MMA, une option « location et échange de logement » ; la MACSF, une option « responsabilité civile loueurs » (relevés du 2 octobre 2026). Le mot « meublé » ne garantit pas que la location à la semaine soit couverte : demandez-le par écrit.

Prévenir l'assureur

Passer d'un usage personnel à la location à des vacanciers crée un risque nouveau. Si le questionnaire de souscription portait sur l'usage du logement, vous avez 15 jours pour le déclarer (Code des assurances, article L113-2). À défaut, l'indemnité d'un sinistre peut être réduite en proportion de la cotisation qui aurait été due (article L113-9).

Côté vacancier : villégiature ou assurance pour la durée du séjour

Le vacancier a trois options selon Service-public.fr : la garantie villégiature de sa multirisque habitation, l'ajout de cette garantie à son contrat s'il ne l'a pas, ou une assurance souscrite pour la seule durée du séjour.

  • Villégiature incluse : la MAE inclut une responsabilité civile « locations de vacances » dans le socle de ses formules, la MACSF une responsabilité civile villégiature (relevés du 2 octobre 2026). Le détail de la garantie est sur la page garantie villégiature.
  • Contrat de séjour : utile si vous n'avez pas de multirisque, ou si la vôtre ne couvre pas les locations de vacances. Les formules de courte durée sont présentées sur la page assurance habitation temporaire.
  • Exigence du propriétaire : le contrat de location peut imposer au vacancier une assurance couvrant les risques liés à son séjour (Service-public.fr). Gardez l'attestation à portée de main.

Un dégât pendant le séjour : qui paie ?

En principe, le vacancier répond des dommages qu'il cause par sa faute ou sa négligence (Code civil, articles 1240 et 1241). En pratique, l'indemnisation passe d'abord par l'assurance qui couvre le risque, puis par un recours éventuel contre le responsable. Le rôle de cette garantie est détaillé sur la page responsabilité civile habitation.

  1. Constater : relevez les dégâts avec le vacancier avant son départ, photos à l'appui. Une description écrite de l'état du logement à l'arrivée et au départ facilite la preuve.
  2. Déclarer : le propriétaire déclare le sinistre à son assureur dans le délai du contrat, qui ne peut être inférieur à 5 jours ouvrés.
  3. Recours : l'assureur qui a indemnisé le propriétaire peut se retourner contre le vacancier responsable, sauf clause d'abandon de recours.
  4. Côté vacancier : il déclare le sinistre à son propre assureur, au titre de la villégiature ou de son contrat de séjour.

Si les deux contrats couvrent le même dommage, chacun joue dans ses limites, sans indemniser au-delà du préjudice, et la victime peut s'adresser à l'assureur de son choix (Code des assurances, article L121-4). Les étapes communes sont sur la page déclarer un sinistre ; la répartition dans une location à l'année, sur la page qui paie quoi dans une location.

Avant la première location : la check-list du propriétaire

Cochez les points déjà réglés. Ceux qui restent sont à traiter avec votre assureur ou dans votre contrat de location.

Pour une piscine, la règle est stricte : barrière, couverture ou abri installés et opérationnels avant l'arrivée du locataire, alarme activée à la mise à disposition du logement, sous peine de 45 000 € d'amende. Voir notre fiche sécurité des piscines et la page assurer une piscine.

Ce que dit la loi

Sans assurance obligatoire, ce sont les règles générales de responsabilité du Code civil et celles du cumul d'assurances qui s'appliquent entre propriétaire et vacancier.

Code civil, article 1240 (version en vigueur depuis le 1er octobre 2016)
« Tout fait quelconque de l'homme, qui cause à autrui un dommage, oblige celui par la faute duquel il est arrivé à le réparer. »

En clair : le vacancier qui abîme le logement par sa faute doit réparer le dommage, assuré ou non.

Code des assurances, article L121-4
« Quand elles sont contractées sans fraude, chacune d'elles produit ses effets dans les limites des garanties du contrat et dans le respect des dispositions de l'article L. 121-1, quelle que soit la date à laquelle l'assurance aura été souscrite. Dans ces limites, le bénéficiaire du contrat peut obtenir l'indemnisation de ses dommages en s'adressant à l'assureur de son choix. »

En clair : le contrat du propriétaire et celui du vacancier peuvent couvrir le même dommage. Chacun paie dans ses limites, mais personne n'est indemnisé deux fois.

Textes de référence

Questions fréquentes

Oui. Louer à des vacanciers change l'usage du logement : si votre questionnaire de souscription portait sur ce point, vous avez 15 jours pour déclarer cette circonstance nouvelle (Code des assurances, article L113-2). Sinon, l'indemnité d'un sinistre peut être réduite en proportion de la cotisation qui aurait été due. Demandez si votre formule couvre l'occupation par des tiers.

Oui, s'il en est responsable : le Code civil oblige à réparer le dommage causé par sa faute ou sa négligence. En pratique, l'assurance du propriétaire indemnise si elle couvre ce risque (contrat pour le compte de qui il appartiendra, abandon de recours), ou celle du vacancier au titre de la villégiature. Sans contrat, il paie lui-même.

Oui, si elle comprend la garantie villégiature. Sinon, Service-public.fr cite deux solutions : demander l'ajout de cette garantie à votre contrat, ou souscrire une assurance pour la seule durée du séjour. Vérifiez aussi la durée de séjour couverte et les plafonds. Voir garantie villégiature.

Oui. Pour une piscine enterrée ou semi-enterrée, la barrière, la couverture ou l'abri doivent être installés et opérationnels avant l'arrivée du locataire, et l'alarme activée à la mise à disposition du logement. L'absence de dispositif normalisé est punie de 45 000 € d'amende. Voir sécurité des piscines.

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