Quel chauffage choisir en 2026 selon votre logement
Le bon chauffage dépend d'abord du logement : maison ou appartement, neuf ou ancien, circuit d'eau ou radiateurs électriques. Au 15 octobre 2026, la pompe à chaleur produit le kWh de chaleur le moins cher selon notre calcul, mais le gaz reste autorisé dans l'existant, et les granulés ou le réseau de chaleur gardent leur place selon les cas.
6,7 c€le kWh de chaleur, PAC air/eau (SCOP 3)
10,9 c€le kWh de chaleur, chaudière à granulés
18,3 c€le kWh de chaleur, chaudière gaz
20 %TVA d'une chaudière gaz neuve
L'essentiel
Aucun chauffage n'est le meilleur partout. Le choix se fait en croisant quatre questions : le logement a-t-il un circuit d'eau chaude ? Peut-on poser une unité extérieure, un silo ou se raccorder à un réseau ? Est-il bien isolé ? Quel budget à l'achat, et quel coût chaque hiver ?
Les règles ont aussi changé : plus de chaudière fioul neuve depuis juillet 2022, plus d'aide ni de TVA réduite pour une chaudière gaz, des aides recentrées sur la pompe à chaleur depuis le 1er septembre 2026.
6,7 c€le kWh de chaleur avec une PAC air/eau de SCOP 3 (calcul au 15 octobre 2026)
10,9 c€avec une chaudière à granulés de rendement 77 %
18,3 c€avec une chaudière gaz à condensation de rendement 86 %
20,0 c€avec des radiateurs électriques (Tarif Bleu Base 6 kVA)
À retenir
Avec un circuit d'eau (radiateurs, plancher), la PAC air/eau est, avec la géothermie, la solution la plus aidée ; sans circuit d'eau, la PAC air/air évite de tout refaire.
Une chaudière gaz reste permise dans un logement existant, mais elle paie 20 % de TVA, ne reçoit plus d'aide de l'État et bloque MaPrimeRénov' rénovation d'ampleur en maison.
Dans une maison neuve, le seuil carbone de la RE2020 écarte en pratique le chauffage au gaz seul : PAC, réseau de chaleur ou bois.
Un conseil pour votre chauffage
Décrivez votre logement et votre chauffage actuel en 1 minute. Des professionnels du chauffage de votre secteur vous proposent la solution adaptée et leur devis, aides déduites.
Six familles de chauffage se partagent les logements en 2026. Elles diffèrent par l'énergie, l'investissement, les travaux et les aides : une même maison peut accueillir plusieurs d'entre elles, mais rarement à coût égal.
La pompe à chaleur : air/eau sur un circuit de radiateurs ou un plancher, air/air pièce par pièce, géothermique avec un captage, hybride avec une chaudière. Elle produit plus de chaleur qu'elle ne consomme d'électricité (voir la pompe à chaleur).
La chaudière gaz à condensation : rendement saisonnier d'au moins 86 % imposé par le règlement européen 813/2013, prix posé dès 2 600 € ; TVA à 20 % et aucune aide de l'État (voir la chaudière gaz).
La chaudière à granulés : alimentation automatique depuis un silo, prix posé 12 000 à 20 000 € selon les guides ; plus de MaPrimeRénov' depuis le 1er janvier 2026, mais Coup de pouce en remplacement d'une chaudière fossile (voir PAC ou chaudière à granulés).
Le poêle à granulés ou à bois : il chauffe la pièce de vie, rarement toute la maison ; posé dès 3 195 € (granulés) ou dès 2 428 € (bûches) (voir le poêle à granulés).
Les radiateurs électriques : peu de travaux, mais chaque kWh de chaleur coûte un kWh d'électricité. Que Choisir (2 février 2026) rappelle que tous transforment l'électricité en chaleur : les écarts viennent surtout de la régulation et de l'usage (voir les radiateurs à inertie).
Le réseau de chaleur : là où la rue est desservie, une sous-station remplace la chaudière ; le raccordement est aidé (voir le réseau de chaleur).
Le fioul n'est plus une option pour un équipement neuf : depuis les travaux engagés le 1er juillet 2022, on ne peut plus installer une chaudière émettant 300 g de CO2 ou plus par kWh, même en remplacement. Réparer et entretenir une chaudière fioul existante reste permis (voir l'interdiction du fioul).
Le comparatif : prix, coût d'usage, contraintes
Le classement change selon le critère. À l'achat, une chaudière gaz ou un poêle coûtent le moins ; à l'usage, la pompe à chaleur produit le kWh de chaleur le moins cher, devant les granulés. Les deux tableaux et le graphique ci-dessous mettent ces critères côte à côte.
2 428 €Leroy Merlin, Invicta Norik 6,4 kW posé, tubage jusqu'à 7 m compris (mention TTC absente)
7 000 €Quelle Énergie (2 500 à 7 000 €)
Prix TTC relevés le 15 octobre 2026 sur les sites des installateurs, enseignes et guides cités. Les offres sont des prix d'appel (« dès », « à partir de ») pour une installation simple, souvent sans la puissance ni le détail de la pose. TVA à 5,5 % pour une pompe à chaleur air/eau ou géothermique conforme aux critères de performance, posée dans un logement de plus de 2 ans (PAC air/air : sous conditions depuis le 18 juillet 2026), 20 % pour une chaudière gaz. Le prix réel dépend de la puissance, des émetteurs, de l'accès et de ce qu'il faut déposer : comparez les devis.
Prix d'un kWh de chaleur selon l'équipement, octobre 2026
Pompe à chaleur air/air5,1 c€
Pompe à chaleur air/eau6,7 c€
Poêle à granulés10,5 c€
Chaudière à granulés10,9 c€
Chaudière gaz à condensation18,3 c€
Chaudière fioul19,6 c€
Radiateurs électriques20,0 c€
Chaudière propane21,1 c€
Coût du kWh de chaleur, calculé avec les prix du 15 octobre 2026 et les rendements du tableau des énergies (hors abonnement).
Atouts et contraintes de chaque solution
Solution
Atouts
Contraintes
PAC air/eau
kWh de chaleur le moins cher, MaPrimeRénov', TVA à 5,5 %, eau chaude possible
Unité extérieure (bruit, urbanisme), rendement en baisse avec des radiateurs très chauds
PAC air/air
Pas de circuit d'eau à créer, rafraîchit l'été si elle est réversible
Pas d'eau chaude, pas de MaPrimeRénov', une unité intérieure par pièce
Géothermie
La mieux aidée (jusqu'à 11 000 €), pas d'unité extérieure à placer
Captage coûteux, terrain ou forage, démarches de géothermie de minime importance
Chaudière gaz
Prix d'achat bas, travaux légers sur un réseau existant
TVA à 20 %, plus d'aide de l'État, gaz en hausse, abonnement annuel
Granulés
Énergie renouvelable, kWh moins cher que le gaz
Silo ou stock, ramonage, entretien annuel, livraisons
Radiateurs électriques
Achat et pose simples, ni combustible ni unité extérieure
kWh de chaleur le plus cher avec le fioul et le propane
Réseau de chaleur
Aucun appareil à entretenir chez soi, raccordement aidé
Seulement si la rue est desservie ; décision collective en immeuble
Synthèse Portail Habitat d'après les prix relevés le 15 octobre 2026, les conditions des aides au 15 octobre 2026 et le calcul du coût du kWh de chaleur (prix de l'énergie divisé par le rendement retenu). Le détail des hypothèses : le chauffage le moins cher.
Quel chauffage selon votre logement ?
Le logement réduit vite le choix. Voici les situations les plus fréquentes, de la maison neuve à l'appartement chauffé à l'électricité, avec la solution à étudier d'abord et ses limites.
Maison neuve
La RE2020 plafonne les émissions de gaz à effet de serre des consommations d'énergie : 160 kg éq. CO2 par m² pour une maison individuelle (guide RE2020 de la DHUP et du Cerema).
La dérogation à 280 pour certains raccordements au gaz a expiré pour les permis déposés depuis le 1er janvier 2024. En pratique, ce seuil écarte le chauffage au gaz seul : PAC, réseau de chaleur ou bois restent possibles (voir le chauffage d'une maison neuve).
Maison ancienne chauffée au fioul
Une chaudière fioul neuve ne peut plus être installée, même en remplacement.
Le fioul était à 1,685 € le litre en moyenne en août 2026 (SDES), et 1,9071 € le 2 octobre 2026 selon Selectra citant le relevé du ministère, après un plus haut depuis 2020 en septembre. La PAC air/eau sur les radiateurs existants est la sortie la plus aidée, avec la prime de dépose de cuve ; la chaudière à granulés est l'autre option (voir sortir du fioul).
Maison chauffée au gaz
Garder ou remplacer sa chaudière gaz reste permis dans l'existant. Mais depuis le 1er septembre 2026, MaPrimeRénov' rénovation d'ampleur « ne peut plus être accordée si un chauffage au gaz est conservé après les travaux, dans les maisons individuelles » (service-public, fiche F35083).
La PAC air/eau supprime l'abonnement gaz ; l'hybride garde la chaudière en relève, sans aide MaPrimeRénov' (voir sortir du gaz et ce qui change pour le gaz).
Maison ancienne mal isolée
Des radiateurs en fonte et des murs peu isolés demandent une eau chaude par grand froid. Isoler d'abord réduit la puissance nécessaire ; sinon, une PAC haute température ou une hybride prend le relais (voir la PAC en maison ancienne).
Logement aux radiateurs électriques
Selon l'ADEME, « Les PAC air/air sont adaptées pour remplacer un chauffage électrique. » Elles chauffent pièce par pièce en consommant une fraction de l'électricité d'un radiateur.
Depuis le 1er janvier 2026, l'électricité pèse aussi moins dans le DPE : son coefficient d'énergie primaire est passé de 2,3 à 1,9, ce qui fait sortir 700 000 à 850 000 logements du statut de passoire selon les estimations officielles (voir la PAC air/air).
Appartement
En copropriété, une unité extérieure sur un balcon ou une façade se vote à la majorité de l'article 25.
Avec un chauffage collectif, le choix revient à l'assemblée générale : chaudière, PAC collective ou raccordement à un réseau. MaPrimeRénov' Copropriété finance 30 à 45 % des travaux selon le gain énergétique, et, selon le guide de l'Anah, « Depuis le 1er janvier 2025, l'installation de chaudières à gaz n'est plus financée. » (voir la PAC en appartement et la PAC collective).
Quel chauffage pour votre logement ?
L'assistant croise votre logement, votre chauffage actuel, vos émetteurs, votre isolation et votre terrain pour lister les solutions à étudier en premier, réseau de chaleur et granulés compris.
Quel chauffage étudier pour votre logement ?
Cinq questions pour savoir quelles solutions étudier en premier. Le choix final se fait avec un installateur, après une visite.
À étudier en priorité-
Orientation générale, établie d'après les fiches techniques de l'ADEME et des fabricants (températures d'eau des émetteurs, conditions des aides au 15 octobre 2026) : elle ne remplace pas la visite et la note de dimensionnement d'un installateur.
Un réseau de chaleur dessert les bâtiments raccordés depuis une chaufferie centrale : de l'eau chaude circule sous la rue, et une sous-station équipée d'un échangeur remplace la chaudière de l'immeuble ou de la maison.
Un réseau de chaleur : la chaufferie, le réseau enterré aller et retour, la sous-station de chaque bâtiment.
Les aides : MaPrimeRénov' finance le raccordement d'un logement (1 200 €, 800 € ou 400 € selon les revenus), sans exiger d'entreprise RGE ; le Coup de pouce Chauffage s'applique au raccordement d'une maison individuelle en remplacement d'une chaudière au charbon, au fioul ou au gaz.
Le contenu en CO2 : chaque réseau a le sien. Selon la Banque de France, qui cite l'arrêté DPE du 11 avril 2025, il vaut par exemple 91 g par kWh à Grenoble, 182 g à Paris et dans les communes limitrophes, 295 g à Versailles, pertes incluses.
Le prix : il dépend de chaque réseau ; demandez la grille tarifaire à l'exploitant avant de vous engager.
Le site public France Chaleur Urbaine indique si une adresse est raccordable (voir le réseau de chaleur).
Le bois et les granulés
Le bois reste une énergie renouvelable bon marché à l'usage : les granulés en vrac valaient 387,68 € la tonne au 2e trimestre 2026, soit 8,43 centimes le kWh, selon le SDES. Mais il demande de la place, des livraisons et un entretien annuel.
Chaudière ou poêle : la chaudière à granulés chauffe toute la maison par le circuit d'eau, avec un silo ; le poêle chauffe la pièce où il est posé, en appoint d'un autre chauffage.
Le label Flamme Verte n'a plus d'étoiles depuis 2020 : un appareil est labellisé ou non, avec des critères renforcés au 1er janvier 2025.
Le ramonage du conduit est obligatoire au moins une fois par an, deux fois dans certains départements selon les règlements locaux, et l'appareil s'entretient chaque année (décret n° 2023-641).
Les aides : MaPrimeRénov' par geste ne finance plus les chaudières bois depuis le 1er janvier 2026, ni les poêles et inserts depuis le 1er septembre 2026 ; restent la prime CEE, la TVA à 5,5 % et certaines aides locales (voir les aides au bois).
Bon à savoir
Aucun prix officiel récent du bois bûche n'est publié : le SDES ne suit que les granulés. Pour les bûches, comparez les prix locaux au stère, avec un bois dont l'humidité est inférieure à 23 %, comme le recommande l'ADEME.
Les émissions de CO2 de chaque chauffage
Par kWh de chaleur produit, une pompe à chaleur émet environ sept fois moins de CO2 qu'une chaudière gaz, selon notre calcul à partir de la Base Carbone de l'ADEME. Le bois et les granulés émettent encore moins, leur CO2 de combustion étant conventionnellement considéré comme compensé par la croissance des arbres (SDES).
Émissions de CO2 par kWh de chaleur, selon l'équipement
Équipement
Énergie consommée g CO2e par kWh (Base Carbone)
Chaleur produite g CO2e par kWh (calcul)
Pompe à chaleur air/eau
115 g
38 g
Chaudière à granulés
11,3 g
15 g
Radiateurs électriques
115 g
115 g
Chaudière gaz à condensation
239 g
278 g
Chaudière propane
271 g
315 g
Chaudière fioul
325 g
378 g
Facteurs d'émission de la Base Carbone de l'ADEME : électricité pour le chauffage, méthode saisonnalisée (115 g par kWh) ; gaz naturel 239 g ; propane 271 g ; fioul domestique 325 g par kWh PCI ; granulés « blancs français » 11,3 g.
Chaleur produite : calcul Portail Habitat avec les rendements retenus dans nos tableaux (SCOP 3 pour la PAC, 77 % pour la chaudière à granulés, 86 % pour les chaudières gaz, propane et fioul, 100 % pour les radiateurs).
Les aides selon le chauffage choisi
Depuis le 1er septembre 2026, les aides de l'État vont d'abord aux pompes à chaleur air/eau et géothermiques et au réseau de chaleur. Une chaudière gaz, même à condensation, ne reçoit plus d'aide de l'État et paie 20 % de TVA.
Les aides selon l'équipement, en octobre 2026
Équipement
MaPrimeRénov' par geste bleu / jaune / violet
Coup de pouce Chauffage
TVA
PAC air/eau
5 000 / 4 000 / 3 000 €
Oui, si elle remplace une chaudière charbon, fioul ou gaz et si le modèle est agréé
5,5 %
PAC géothermique
11 000 / 9 000 / 6 000 €
Oui, mêmes conditions
5,5 %
PAC air/air
Non
Non (prime CEE classique possible jusqu'à 12 kW, SCOP d'au moins 3,9)
5,5 % si conforme, sinon 20 % et 10 %
PAC hybride
Non
Non (prime CEE classique possible)
5,5 % sur la PAC facturée seule, 20 % sur la chaudière
Chaudière à granulés
Non (depuis le 1er janvier 2026)
Oui, si elle remplace une chaudière charbon, fioul ou gaz
5,5 %
Poêle à granulés ou à bois
Non (depuis le 1er septembre 2026)
Seulement s'il remplace un chauffage au charbon
5,5 %
Chauffe-eau thermodynamique
Non (depuis le 1er septembre 2026)
Non, mais bonification CEE si le chauffage et l'eau chaude sont entièrement décarbonés
5,5 %
Chaudière gaz à condensation
Non
Non
20 %
Règles au 15 octobre 2026 : service-public.gouv.fr (fiches F35083 et F23568), guide des aides de l'Anah de septembre 2026, economie.gouv.fr (Coup de pouce Chauffage, 31 août 2026), BOFiP pour la TVA (logement achevé depuis plus de 2 ans, matériel fourni et posé par l'entreprise). Les ménages aux revenus supérieurs (rose) n'ont plus de forfait MaPrimeRénov' pour le chauffage. Le montant des primes CEE est libre : il dépend de l'entreprise qui la verse.
Comparer deux énergies demande de comparer deux projets complets : appareil posé, travaux autour, aides, coût d'usage et entretien. Un devis bien construit permet de le faire ligne par ligne.
Le prix avant aides, puis chaque aide à part, avec le taux de TVA appliqué (5,5 %, 10 % ou 20 %).
Ce que comprend la pose : dépose de l'ancien appareil, cuve, conduit ou tubage, raccordements, mise en service.
La puissance retenue et sa justification : note de dimensionnement pour une PAC ou une chaudière.
Le coût d'entretien annuel ou biennal et ce que couvre le contrat proposé.
Comparez les solutions pour votre logement
Une seule demande : des professionnels du chauffage de votre secteur vous proposent leur solution et leur devis, que vous comparez à budget et à aides égaux.
Quatre textes dessinent le choix d'un chauffage en 2026 : la fin du fioul neuf, le seuil carbone des logements neufs, la TVA des chaudières et la fin des aides européennes aux chaudières fossiles.
Code de la construction et de l'habitation, article R. 171-13 (décret n° 2022-8 du 5 janvier 2022)
En clair : pour les travaux engagés depuis le 1er juillet 2022, tout équipement de chauffage installé, même en remplacement, doit émettre moins de 300 g de CO2 par kWh, ce qui exclut les chaudières neuves au fioul et au charbon. Utiliser, entretenir et réparer une chaudière existante reste permis.
Réglementation environnementale RE2020 (guide DHUP et Cerema), indicateur Ic énergie
En clair : dans le neuf, les émissions des consommations d'énergie sont plafonnées à 160 kg éq. CO2 par m² pour une maison, 260 pour un logement collectif depuis le 1er janvier 2025 (320 jusqu'à fin 2027 s'il est raccordé à un réseau de chaleur).
BOFiP BOI-TVA-LIQ-30-20-95 ; loi de finances pour 2025, article 32
En clair : depuis le 1er mars 2025, la fourniture et la pose d'une chaudière pouvant utiliser un combustible fossile, gaz ou fioul, même à condensation ou en appoint, sont taxées à 20 %. Une pompe à chaleur posée dans un logement de plus de 2 ans reste à 5,5 %.
Directive (UE) 2024/1275 sur la performance énergétique des bâtiments (JOUE du 8 mai 2024), considérant 14
En clair : à partir du 1er janvier 2025, les États membres ne devraient plus accorder d'incitation financière à l'installation de chaudières autonomes alimentées par des combustibles fossiles ; la Commission européenne résume la mesure comme la fin des subventions à ces chaudières. Les systèmes hybrides à part importante d'énergie renouvelable restent finançables.
3 situations dominent : une maison avec circuit d'eau s'oriente vers la PAC air/eau, aidée par MaPrimeRénov' ; un logement aux radiateurs électriques vers la PAC air/air ; un immeuble desservi étudie le réseau de chaleur. Au 15 octobre 2026, la PAC produit le kWh de chaleur le moins cher (6,7 centimes avec un SCOP de 3), devant les granulés et le gaz.
Une PAC air/eau si les radiateurs chauffent avec une eau de 55 °C au plus par grand froid ; sinon une PAC haute température, une hybride ou une chaudière à granulés, et l'isolation d'abord pour réduire la puissance. Une chaudière fioul neuve est interdite depuis juillet 2022. Voir la PAC en maison ancienne.
160 kg éq. CO2 par m² : c'est le plafond d'émissions de la RE2020 pour une maison individuelle, qui écarte en pratique le chauffage au gaz seul depuis 2022. Restent la pompe à chaleur, le réseau de chaleur ou le bois. Voir le chauffage d'une maison neuve.
Une PAC air/air (climatisation réversible) remplace des radiateurs électriques, avec l'accord de l'assemblée générale pour l'unité extérieure, voté à la majorité de l'article 25. Avec un chauffage collectif, l'assemblée générale décide pour tout l'immeuble : chaudière, PAC collective ou réseau de chaleur. Voir la PAC en appartement.
Oui dans un logement existant : aucun texte ne l'interdit au 15 octobre 2026. Mais elle est taxée à 20 % depuis le 1er mars 2025, ne reçoit plus d'aide de l'État et empêche MaPrimeRénov' rénovation d'ampleur dans une maison. Dans le neuf, la RE2020 l'écarte en pratique. Voir ce qui change pour le gaz.
Non, depuis les travaux engagés le 1er juillet 2022 (article R. 171-13 du code de la construction), sauf exceptions techniques prévues par le texte. Vous pouvez en revanche continuer à utiliser, entretenir et réparer votre chaudière actuelle. Les dates « 2028 » ou « 2030 » qui circulent ne viennent d'aucun texte trouvé. Voir l'interdiction du fioul.
Pompe à chaleur, chaudière, poêle ou chauffe-eau : décrivez votre projet en 1 minute. Des professionnels du chauffage de votre secteur vous recontactent pour établir leur devis.