L'aide alimentaire s'adresse à toute personne dont le budget, une fois le loyer et les charges payés, ne suffit plus pour se nourrir correctement, qu'elle travaille ou non. Associations et CCAS l'apportent gratuitement ou contre une faible participation, en toute confidentialité.
115Samu social Sans abri, gratuit 24 h/24
3230CAF Vérifier vos droits
L'essentiel
10 à 30 %du prix habituel en épicerie solidaire
1 €le repas au restaurant universitaire
2,4 millionsde personnes aidées par le réseau des Banques alimentaires
Bénéficiaires : salariés, retraités, étudiants, familles, personnes seules. Le critère est le budget disponible après les charges fixes, pas le statut.
Structures : associations (Restos du cœur, Secours populaire, Croix-Rouge, Secours catholique, épiceries sociales et solidaires) et CCAS. Les Banques alimentaires approvisionnent ces structures mais n'accueillent pas le public.
Formes d'aide : colis ou paniers, libre-service à prix très réduit, repas chauds, bons ou chèques alimentaires ponctuels.
Accès : un entretien confidentiel d'inscription. En urgence, les repas chauds sont servis sans condition.
Droits : ce premier contact est l'occasion de vérifier l'accès au RSA, à la prime d'activité, aux aides au logement et à la complémentaire santé solidaire.
Sources : solidarites.gouv.fr (page mise à jour le 26 mai 2026), banquealimentaire.org, restosducoeur.org, epiceries-solidaires.org (ANDES), lescrous.fr (consultés le 2 octobre 2026).
Par où commencer
Manger dès aujourd'hui et obtenir une aide régulière sont deux démarches différentes, qui se complètent.
Urgence du jour ou aide dans la durée : les démarches diffèrent.
Choisissez la situation la plus proche de la vôtre : l'outil indique les premières démarches. Aucune donnée n'est enregistrée.
Qui fait quoi
On peut s'adresser à un service qui oriente, ou directement à une structure qui distribue.
Les structures se complètent : signalez à l'inscription si vous êtes aidé ailleurs.
Structure
Aide proposée
Accès
CCAS (centre communal d'action sociale)
Accueil, aides d'urgence fixées par la commune (bons, colis ou secours financier), instruction des demandes, domiciliation
Au CCAS, souvent sur rendez-vous
Restos du cœur
Paniers de produits frais et secs toute l'année, repas chauds, Restos bébés (lait, petits pots, couches), accompagnement
Inscription au centre, selon un barème de ressources. Repas chauds sans condition
Secours populaire
Aide alimentaire, souvent en libre-service, vêtements, aide aux démarches
Permanences d'accueil du comité local
Croix-Rouge française
Distributions, épiceries sociales, maraudes, dispositifs itinérants en zone rurale
Unité locale
Secours catholique
Accueil, écoute, aides ponctuelles, parfois épiceries solidaires
Accueil de la délégation locale, ouvert à tous
Épiceries sociales et solidaires
Libre-service de produits courants à 10 à 30 % de leur prix habituel, conseils budget et cuisine
Souvent sur orientation d'un travailleur social, pour une durée déterminée
Banques alimentaires
Collecte et fourniture de denrées à plus de 6 000 associations et CCAS partenaires
Pas d'accueil du public
Bon à savoir
Les structures se complètent : vous pouvez être aidé par plusieurs d'entre elles, à condition de le signaler lors de l'inscription.
115Samu socialHébergement d'urgence et orientation vers les repas, 24 h/24, 7 j/7Gratuit
3230CAFRSA, prime d'activité, aides au logement, prestations familialesService gratuit + prix de l'appel
3646Assurance maladieComplémentaire santé solidaireService gratuit + prix de l'appel
3949France TravailInscription, allocations chômageService gratuit + prix de l'appel
Démarche d'inscription
Prendre contact Avec le CCAS, un travailleur social du conseil départemental ou directement avec une association. Les épiceries sociales et solidaires accueillent souvent sur orientation d'un travailleur social.
Passer l'entretien Un bénévole ou un travailleur social examine avec vous la composition du foyer, les ressources et les charges fixes (loyer, énergie, crédits). Le « reste à vivre » qui en résulte détermine l'aide.
Recevoir l'aide Les jours de distribution ou d'ouverture de l'épicerie vous sont indiqués. La durée de l'aide dépend de la structure.
Bénéficier d'un accompagnement Aide aux démarches, accès aux droits, conseils budgétaires, ateliers cuisine : signalez vos autres difficultés lors de l'entretien.
« L'aide alimentaire a pour objet la fourniture de denrées alimentaires aux personnes en situation de vulnérabilité économique ou sociale, assortie de la proposition d'un accompagnement. »
Article L. 266-2 du Code de l'action sociale et des familles
Check-list : justificatifs généralement demandés
Les pièces varient d'une structure à l'autre. Cochez celles que vous avez réunies.
Bon à savoir
Un justificatif manque ? Présentez-vous quand même : l'équipe indique comment compléter le dossier. Un repas chaud ou un secours d'urgence ne demande en général aucun justificatif.
Le rôle du CCAS
Le centre communal ou intercommunal d'action sociale connaît les structures du territoire. Les aides facultatives qu'il accorde sont fixées librement par chaque commune.
Aides d'urgence : selon les communes, bons alimentaires, chèques d'accompagnement personnalisé, colis ou secours financier ponctuel. Pour une facture ou un loyer à payer, voir aussi les aides d'urgence du CCAS, de la CAF et des associations.
Accès aux droits : aide à la constitution des dossiers de RSA, de prime d'activité, d'aide au logement ou de complémentaire santé.
Domiciliation : une personne sans domicile stable qui a un lien avec la commune peut y être domiciliée, pour recevoir son courrier et faire valoir ses droits. Dans les communes de moins de 1 500 habitants sans CCAS, elle est assurée par la mairie.
Personnes âgées : dans de nombreuses communes, portage de repas à domicile et restauration collective à tarif adapté.
Enfants, étudiants, personnes âgées
Enfants
Cantine à tarif social : dans de nombreuses communes, le prix du repas dépend des revenus de la famille, parfois 1 € ou moins avec le soutien de l'État. Le tarif s'obtient auprès du service scolaire de la commune.
Petits-déjeuners gratuits : proposés dans certaines écoles, notamment en éducation prioritaire.
Restos bébés du cœur : lait, petits pots, couches et conseils pour les tout-petits.
Allocation de rentrée scolaire et bourses : elles allègent le budget consacré à la scolarité.
Étudiants
Ce qui a changé
Le 4 mai 2026, le repas à 1 € au restaurant universitaire, jusque-là réservé aux étudiants boursiers ou précaires, a été ouvert à tous les étudiants, apprentis et alternants compris, sur présentation d'un compte Izly actif. Source : lescrous.fr.
Restaurant universitaire : pour 1 €, un plat principal et jusqu'à deux compléments (entrée, fromage, dessert ou fruit), une fois par service, le midi et le soir là où le Crous sert des repas.
Service social du Crous : une aide financière ponctuelle peut être accordée en cas de difficulté.
Épiceries solidaires étudiantes : présentes sur de nombreux campus, souvent gérées par des associations étudiantes.
Personnes âgées ou isolées
Portage de repas organisé par la commune, le CCAS ou une association, avec une aide possible du département.
Allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) : si la retraite est faible, vérifiez qu'elle est perçue.
Difficulté à se déplacer : demandez à l'association si un proche peut retirer le colis ou si une livraison est possible.
Vérifier ses droits
L'aide alimentaire répond à l'urgence. Les prestations auxquelles vous pouvez avoir droit améliorent durablement le budget ; beaucoup de personnes éligibles ne les demandent pas.
Loyer, énergie, crédits : si les dettes s'accumulent, le dossier de surendettement se dépose gratuitement à la Banque de France.
Attention
Il n'existe pas de « chèque alimentaire » national à réclamer en ligne. Des SMS ou messages promettent des colis gratuits ou un « bon alimentaire de l'État » contre un paiement ou des coordonnées bancaires : c'est une arnaque.
Les bons et chèques alimentaires sont attribués localement, par le CCAS, le département ou une association.
Ce que dit la loi
La lutte contre la précarité alimentaire est inscrite dans le code de l'action sociale et des familles, qui en fixe les objectifs et définit l'aide alimentaire. Le même code organise la domiciliation des personnes sans domicile stable.
Code de l'action sociale et des familles, article L. 266-1
« La lutte contre la précarité alimentaire vise à favoriser l'accès à une alimentation sûre, diversifiée, de bonne qualité et en quantité suffisante aux personnes en situation de vulnérabilité économique ou sociale. Elle s'inscrit dans le respect du principe de dignité des personnes. »
En clair : l'aide alimentaire ne se limite pas à fournir des denrées : elle doit respecter la dignité des personnes et leur donner accès à une alimentation de qualité.
Code de l'action sociale et des familles, article L. 266-2
« L'aide alimentaire a pour objet la fourniture de denrées alimentaires aux personnes en situation de vulnérabilité économique ou sociale, assortie de la proposition d'un accompagnement. »
En clair : la distribution s'accompagne d'une proposition de soutien (accès aux droits, budget, insertion). Pour recevoir des financements publics, les associations doivent être habilitées par l'État.
Les denrées financées par le programme européen FSE+ sont distribuées par quatre associations nationales habilitées : la Croix-Rouge française, la Fédération française des Banques alimentaires, les Restos du cœur et le Secours populaire français.
Code de l'action sociale et des familles, article L. 264-1
En clair : une personne sans domicile stable peut élire domicile auprès d'un CCAS, d'un CIAS ou d'un organisme agréé, à condition d'avoir un lien avec la commune (résidence, activité, démarches d'insertion, liens familiaux, enfant scolarisé). L'attestation de domiciliation permet de recevoir du courrier et d'accéder aux prestations.
Textes de référence
Code de l'action sociale et des familles, article L266-1 : lutte contre la précarité alimentaire
Code de l'action sociale et des familles, article L266-2 : définition de l'aide alimentaire
Oui. Seul compte le reste à vivre une fois le loyer et les charges fixes payés. De nombreux salariés à temps partiel et retraités sont aidés.
Pas toujours. Les Restos du cœur, le Secours populaire et la Croix-Rouge accueillent directement. Les épiceries sociales et solidaires demandent souvent une orientation par un travailleur social ou le CCAS.
Non. Les informations recueillies servent uniquement au dossier, et les bénévoles comme les travailleurs sociaux sont tenus à la discrétion. Il est aussi possible de s'adresser à une structure d'une commune voisine.
Les repas chauds, les maraudes et les accueils de jour sont ouverts sans condition. Le 115 oriente vers un hébergement et les lieux de repas. Pour une inscription régulière, présentez-vous avec les documents dont vous disposez.
Cela dépend de la structure. Dans les épiceries solidaires, l'accès est souvent accordé pour quelques mois, renouvelables, le temps de surmonter une difficulté. Si la situation ne s'améliore pas, signalez-le : une autre solution sera recherchée.
Signalez-le à l'inscription et à chaque distribution : les structures en tiennent compte selon les produits disponibles. En épicerie solidaire ou en libre-service, vous choisissez vos produits.
En devenant bénévole, en participant aux collectes en magasin ou en faisant un don. Les dons aux organismes qui fournissent gratuitement des repas ou des soins aux personnes en difficulté ouvrent droit à une réduction d'impôt de 75 %, dans la limite d'un plafond annuel.