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Démarche · Mis à jour en octobre 2026

Directives anticipées
et personne de confiance

Les directives anticipées sont un document écrit, daté et signé, dans lequel une personne majeure indique ses volontés sur les traitements et les actes médicaux en fin de vie, pour le cas où elle ne pourrait plus les exprimer. Elles s'imposent au médecin, sauf exceptions, et se conservent dans Mon espace santé. La personne de confiance, désignée par écrit, porte votre parole auprès de l'équipe médicale.

Deux outils pour faire connaître vos volontés

Les directives anticipées et la personne de confiance répondent à la même situation : le jour où vous ne pourriez plus dire vous-même ce que vous souhaitez pour vos soins. Les deux sont gratuits, facultatifs et se complètent.

18 ansâge minimum pour rédiger ses directives
Illimitéedurée de validité des directives
2 témoinssi vous ne pouvez pas écrire vous-même
0 €ni notaire ni frais
Directives anticipées et personne de confiance, deux outils complémentaires. Directives anticipées : vos volontés écrites sur les traitements en fin de vie ; écrit daté et signé, modèle officiel facultatif ; elles s'imposent au médecin, sauf exceptions ; à déposer dans Mon espace santé. Personne de confiance : un proche ou votre médecin, qui accepte ce rôle ; désignée par un écrit signé par vous deux ; consultée en priorité si vous ne pouvez plus vous exprimer ; peut vous accompagner aux rendez-vous médicaux. Les deux sont sans limite de durée et se modifient ou s'annulent à tout moment.
Directives anticipées et personne de confiance : ce que fait chacun.

À retenir

  • Rien n'est obligatoire : sans directives, l'équipe médicale recherche votre volonté auprès de votre personne de confiance, puis de vos proches.
  • Tout se modifie à tout moment ; si plusieurs versions existent, la plus récente l'emporte.
  • Votre médecin traitant doit vous informer de cette possibilité : parlez-en avec lui.

Rédiger ses directives anticipées

Toute personne majeure peut rédiger ses directives anticipées, qu'elle soit malade ou en bonne santé. Aucun notaire ni aucune formalité administrative n'est nécessaire.

La forme

  • un écrit daté et signé, à la main ou à l'ordinateur ;
  • vos nom, prénoms, date et lieu de naissance ;
  • sur papier libre, ou avec le modèle officiel du ministère chargé de la santé, qui reste facultatif.

Le modèle officiel

Le modèle prévoit deux situations : le modèle A pour une personne atteinte d'une maladie grave ou en fin de vie, le modèle B pour une personne en bonne santé ou sans maladie grave. Sa dernière page sert à modifier ou à annuler les directives.

Télécharger le modèle officiel →

Le contenu

Vous indiquez si vous acceptez ou refusez certains traitements ou actes médicaux pour la fin de votre vie : réanimation, dialyse, intervention chirurgicale, maintien artificiel en vie, sédation. Plus les volontés sont précises, plus elles sont faciles à appliquer.

Parlez-en d'abord avec votre médecin traitant : il peut expliquer les traitements possibles selon votre état de santé et vous aider à formuler des volontés claires. Le guide de la Haute Autorité de santé détaille la démarche.

Le guide de la Haute Autorité de santé →

Situations particulières

  • Vous ne pouvez pas écrire : deux témoins, dont votre personne de confiance, attestent que le document, rédigé par l'un d'eux ou par un tiers, exprime bien votre volonté. Ils indiquent leur nom, leur prénom et leur lien avec vous.
  • Vous êtes sous tutelle ou sous une autre mesure de protection : si vous en êtes capable, vous les rédigez seul, sans assistance ni représentation et sans autorisation préalable du juge. Si vous ne l'êtes pas, ni vous ni votre tuteur ne pouvez les rédiger.
  • Vous bénéficiez d'un plan personnalisé d'accompagnement : prévu par la loi de 2026 sur les soins palliatifs, il s'annexe à vos directives anticipées.

Conserver et faire connaître ses directives

Les directives anticipées ne servent que si les soignants peuvent les retrouver. La loi du 26 mai 2026 prévoit leur conservation dans le dossier médical partagé de Mon espace santé, avec un rappel régulier à leur auteur.

Les directives anticipées en 4 étapes, gratuites, sans notaire et valables sans limite de durée. 1, rédiger, sur papier libre ou avec le modèle officiel. 2, dater et signer, avec vos nom, prénoms, date et lieu de naissance. 3, déposer dans Mon espace santé, rubrique Entourage et volontés. 4, prévenir votre médecin, votre personne de confiance et vos proches. Si plusieurs versions existent, la plus récente l'emporte, quel que soit son support.
Rédiger, signer, déposer, prévenir.

Dans Mon espace santé

  1. Connectez-vous à Mon espace santé Sur le site monespacesante.fr ou l'application Mon espace santé.
  2. Ouvrez le profil médical Rubrique « Entourage et volontés ».
  3. Remplissez le formulaire ou ajoutez votre document Complétez le formulaire dédié, ou ajoutez un document que vous avez rédigé librement.
  4. Vérifiez qui peut les lire Vous décidez quels professionnels de santé ont accès à vos documents ; vous pouvez masquer un document ou bloquer l'accès d'un professionnel.

Certains professionnels peuvent aussi les déposer pour vous dans Mon espace santé : médecin généraliste ou spécialiste, infirmier, professionnel du secteur médico-social.

Mon espace santé sur ameli.fr →

Les autres copies

  • dans le dossier de votre médecin traitant ;
  • dans votre dossier à l'hôpital ou dans l'Ehpad où vous êtes accueilli ;
  • auprès de votre personne de confiance ou de vos proches ;
  • chez vous, à un endroit que vos proches connaissent.

Bon à savoir

Prévenez votre personne de confiance, ou les deux témoins si vous ne pouviez pas écrire, que leur nom et leurs coordonnées figurent dans vos directives.

Ce que le médecin fait de vos directives

Les directives anticipées s'imposent au médecin pour toute décision d'investigation, d'intervention ou de traitement. La loi ne prévoit que deux exceptions.

  • L'urgence vitale : le médecin peut ne pas les appliquer le temps nécessaire à une évaluation complète de la situation.
  • Des directives manifestement inappropriées ou non conformes à la situation médicale : le refus de les appliquer est décidé après une procédure collégiale, inscrit au dossier médical et porté à la connaissance de la personne de confiance ou, à défaut, de la famille ou des proches.

Sans directives anticipées, l'équipe médicale cherche à connaître votre volonté, d'abord par le témoignage de votre personne de confiance, à défaut par celui de votre famille ou de vos proches.

Attention

L'aide à mourir, créée par la loi n° 2026-794 du 18 août 2026, ne peut pas être demandée par avance dans des directives anticipées : la personne doit être apte à manifester sa volonté de façon libre et éclairée au moment de sa demande. Les directives anticipées portent sur la poursuite, la limitation, l'arrêt ou le refus des traitements.

La personne de confiance

La personne de confiance est un proche, un parent ou votre médecin traitant, que vous désignez pour vous accompagner et pour être consultée en priorité par l'équipe médicale si vous ne pouvez plus vous exprimer. Son témoignage l'emporte alors sur tout autre.

Son rôle

  • vous accompagner dans vos démarches médicales ;
  • assister, si vous le souhaitez, à vos entretiens médicaux ;
  • faire connaître votre volonté si vous ne pouvez plus l'exprimer.

La désigner

  • Qui : toute personne majeure peut en désigner une, quel que soit son état de santé ; la personne choisie doit accepter ce rôle.
  • Comment : par un écrit signé par vous et par elle. Un modèle existe sur service-public.gouv.fr.
  • Combien de temps : sans limite de durée ; la désignation se révoque à tout moment, par écrit.
  • À l'hôpital : l'établissement vous propose d'en désigner une lors d'une hospitalisation.
  • Sous tutelle : la désignation nécessite l'autorisation du juge ou du conseil de famille.
  • Personne à prévenir : ce n'est pas la même désignation. La personne à prévenir est seulement alertée par l'établissement en cas d'urgence.

Depuis la loi du 26 mai 2026, la personne de confiance reçoit, lors de sa désignation, un guide qui présente son rôle et ses missions.

Modèle de désignation de la personne de confiance →

Ce qui a changé

  • Loi n° 2026-404 du 26 mai 2026 (Journal officiel du 27 mai) : directives conservées dans le dossier médical partagé et rappelées régulièrement dans Mon espace santé ; information périodique par l'Assurance maladie dès la majorité ; la version la plus récente prévaut, quel que soit son support ; guide remis à la personne de confiance ; règles simplifiées pour les majeurs protégés.
  • Loi n° 2026-794 du 18 août 2026 (Journal officiel du 19 août) : création de l'aide à mourir, qui ne peut pas figurer dans des directives anticipées. Sa mise en œuvre pratique dépend de textes d'application.

Check-list : vos directives sont-elles complètes ?

Sept points à vérifier avant de ranger vos directives. Cochez au fur et à mesure ; aucune donnée n'est enregistrée.

Quiz : vrai ou faux sur la fin de vie

7 idées reçues sur les directives anticipées et la personne de confiance. L'explication s'affiche après chaque réponse.

Ce que dit la loi

Les directives anticipées et la personne de confiance sont prévues par le code de la santé publique, modifié en 2016 puis par la loi du 26 mai 2026 sur les soins palliatifs.

Code de la santé publique, article L. 1111-11

En clair : toute personne majeure peut rédiger des directives anticipées pour le cas où elle serait un jour hors d'état d'exprimer sa volonté. Elles sont révisables et révocables à tout moment et s'imposent au médecin, sauf urgence vitale ou directives manifestement inappropriées, écartées après une procédure collégiale.

Code de la santé publique, article L. 1111-6

En clair : toute personne majeure peut désigner une personne de confiance, parent, proche ou médecin traitant, consultée si elle ne peut plus exprimer sa volonté. La désignation se fait par écrit, cosigné par la personne désignée, et se révoque à tout moment.

Loi n° 2026-404 du 26 mai 2026, article 18

En clair : les directives sont conservées dans le dossier médical partagé et rappelées à leur auteur dans Mon espace santé ; l'Assurance maladie informe périodiquement chaque assuré majeur ; les directives les plus récentes prévalent ; pour un majeur protégé, l'article 458 du code civil s'applique.

Loi n° 2026-794 du 18 août 2026 relative au droit à l'aide à mourir

En clair : l'aide à mourir est réservée notamment aux personnes majeures, de nationalité française ou résidant de façon stable et régulière en France, atteintes d'une affection grave et incurable engageant le pronostic vital, en phase avancée ou terminale, avec une souffrance réfractaire aux traitements ou insupportable, et aptes à manifester leur volonté de façon libre et éclairée.

Textes de référence

Sources : service-public.gouv.fr (directives anticipées et personne de confiance, fiches vérifiées le 28 mai 2026), ameli.fr (Mon espace santé), senat.fr (dossiers législatifs des lois du 26 mai et du 18 août 2026), Conseil constitutionnel (décision n° 2026-910 DC du 14 août 2026) (consulté le 3 octobre 2026).

Questions fréquentes

Non. Elles sont valables sans limite de durée. Relisez-les quand votre santé ou vos convictions évoluent : vous pouvez les modifier ou les annuler à tout moment, et la version la plus récente l'emporte.

Non. Les directives s'imposent au médecin, qui ne peut les écarter qu'en cas d'urgence vitale ou si elles sont manifestement inappropriées, après une procédure collégiale. Le témoignage des proches n'est recherché qu'en l'absence de directives et de personne de confiance.

Non. Elle fait connaître votre volonté à l'équipe médicale, qui la consulte en priorité ; son témoignage l'emporte sur celui des autres proches. D'où l'intérêt de lui parler de vos souhaits et de lui confier une copie de vos directives.

Oui, s'il en est capable : il les rédige seul, sans assistance ni représentation et sans autorisation préalable du juge. Son tuteur ne peut pas les rédiger à sa place. Pour désigner une personne de confiance, l'autorisation du juge ou du conseil de famille reste nécessaire.

Non. La loi du 18 août 2026 réserve l'aide à mourir aux personnes aptes à manifester leur volonté de façon libre et éclairée au moment de la demande. Les directives anticipées portent sur les traitements : leur poursuite, leur limitation, leur arrêt ou leur refus.

Remettez une copie à votre médecin traitant, qui peut aussi les déposer dans Mon espace santé avec votre accord, et une autre à votre personne de confiance. À l'hôpital ou en Ehpad, demandez qu'elles soient versées à votre dossier.

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