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Remboursement · Mis à jour en octobre 2026

Transport sanitaire :
ambulance, VSL, taxi conventionné

Le transport sanitaire est le trajet vers un lieu de soins en ambulance, en véhicule sanitaire léger (VSL) ou en taxi conventionné, remboursé par l'Assurance maladie à 55 % du tarif, ou à 100 % dans certains cas. Il doit être prescrit par un médecin avant le départ, sauf urgence, et correspondre à une situation prévue par la réglementation. Une franchise de 4 € par trajet reste à payer.

15 Samu
Urgence vitale
3646 Assurance maladie
Service gratuit + prix d'un appel

L'essentiel

Un trajet vers des soins n'est pas remboursé automatiquement. Il faut une prescription médicale établie avant le transport, un motif reconnu (hospitalisation, affection de longue durée avec une incapacité, longue distance…) et un transporteur agréé ou conventionné.

55 %du tarif remboursé dans le cas général
100 %en ALD exonérante, accident du travail, grossesse à partir du 6e mois…
4 €de franchise par trajet, 8 € par jour au plus
15 jourssans réponse à une demande d'accord préalable : elle est acceptée

À retenir

  • C'est le médecin qui choisit le mode de transport, selon votre état de santé et votre autonomie.
  • Un taxi doit être conventionné par l'Assurance maladie pour que le trajet soit remboursé.
  • Le motif ALD vise les ALD exonérantes. Avec une ALD non exonérante, faites confirmer la prise en charge par votre caisse avant le trajet.

Dans quels cas le transport est-il remboursé ?

Le transport est pris en charge, sur prescription médicale, dans l'une des situations suivantes :

  • Hospitalisation : entrée et sortie d'une hospitalisation, quelle que soit sa durée.
  • Affection de longue durée exonérante : trajets liés à l'ALD, si votre état présente l'une des incapacités prévues par le référentiel de prescription.
  • État de santé : besoin d'être transporté allongé ou sous surveillance constante.
  • Longue distance : plus de 150 km aller, avec accord préalable.
  • Transports en série : au moins 4 trajets de plus de 50 km aller sur 2 mois pour un même traitement, avec accord préalable.
  • Accident du travail ou maladie professionnelle : trajets liés aux soins.
  • Contrôle ou expertise : la convocation de l'Assurance maladie tient lieu de prescription.
  • Enfant suivi en CAMSP ou en CMPP : avec accord préalable.

En dehors de ces situations, un trajet vers une consultation, une séance de kinésithérapie ou un examen reste à votre charge.

Votre trajet est-il remboursable ?

Orientation indicative. La caisse d'assurance maladie vérifie la prescription et les conditions avant de rembourser.

Sources : service-public.gouv.fr, fiche « Remboursement des frais de transport par l'Assurance maladie » (mise à jour le 1er octobre 2026) ; ameli.fr (page mise à jour le 30 septembre 2026) (consultés le 2 octobre 2026).

Ambulance, VSL, taxi ou voiture ?

Le mode de transport n'est pas un choix du patient : le médecin l'indique sur la prescription, en fonction de votre état de santé et de votre niveau d'autonomie.

Schéma : ambulance, VSL, taxi ou voiture, qui décide ? Le médecin choisit le mode de transport selon votre état de santé et votre autonomie. 1, l'ambulance : en cas de brancardage ou de portage, de position allongée ou semi-assise, de surveillance ou d'oxygène, ou de conditions d'asepsie ; remboursée sur prescription, au tarif conventionnel. 2, le VSL ou le taxi conventionné : en cas de besoin d'aide pour se déplacer ou pour les formalités, de règles d'hygiène à respecter ou de risque d'effets secondaires pendant le trajet ; un transport partagé est proposé, sauf contre-indication. 3, la voiture ou les transports en commun : si vous vous déplacez seul ou avec un proche ; voiture remboursée sur la base de 0,30 euro par kilomètre, plus péage et parking ; bus ou train au prix du billet ; pas de franchise sur ces trajets. Un taxi non conventionné n'est jamais remboursé, même avec une prescription.
Le mode de transport prescrit selon votre état de santé
  • Ambulance : brancardage ou portage, transport allongé ou semi-assis, surveillance par une personne qualifiée, oxygène, conditions d'asepsie.
  • Transport assis professionnalisé (VSL ou taxi conventionné) : besoin d'une aide technique ou d'une tierce personne pour se déplacer ou pour les formalités, règles d'hygiène à respecter, risque d'effets secondaires pendant le trajet.
  • Véhicule personnel ou transports en commun : vous pouvez vous déplacer seul ou accompagné d'un proche. La voiture est remboursée sur la base de 0,30 € par kilomètre, plus le péage et le parking ; le train et le bus, au prix du billet.

Attention

Avant de réserver, vérifiez que le taxi est conventionné : un taxi qui ne l'est pas n'est pas remboursé. Un taxi conventionné ne peut pas vous facturer plus que le tarif fixé. L'annuaire santé d'ameli.fr et le 3646 donnent la liste des taxis conventionnés.

La démarche, du départ au remboursement

Schéma : transport sanitaire, les étapes dans l'ordre, de la prescription au remboursement, hors urgence. Étape 1, prescription par le médecin, avant le trajet, avec le mode de transport. Étape 2, si besoin, accord préalable pour plus de 150 kilomètres, les transports en série, l'avion, le bateau, le CAMSP ou le CMPP ; sans réponse sous 15 jours, la demande est acceptée. Étape 3, le trajet avec un transporteur conventionné, en transport partagé si votre état le permet. Étape 4, le remboursement par tiers payant ou demande sur le compte ameli, avec une franchise de 4 euros par trajet. Refuser le transport partagé quand votre état le permet fait perdre le tiers payant : vous avancez les frais.
Les quatre étapes d'un transport remboursé
  1. Obtenez la prescription avant le trajet Le médecin remplit la « prescription médicale de transport » et indique le mode adapté. Une prescription faite après le transport n'est acceptée qu'en cas d'urgence.
  2. Demandez l'accord préalable si nécessaire Plus de 150 km aller, transports en série, avion ou bateau de ligne régulière, CAMSP ou CMPP : le médecin remplit le formulaire « Demande d'accord préalable de transport, prescription médicale de transport » (cerfa n° 11575*08). Envoyez-le à votre caisse et attendez sa réponse : sans réponse au bout de 15 jours, l'accord est acquis.
  3. Réservez un transporteur conventionné Présentez la prescription. Si votre état le permet, un transport partagé avec d'autres patients vous est proposé.
  4. Signez le justificatif Avec le tiers payant, le transporteur se fait payer directement par l'Assurance maladie : vous n'avancez que ce qui n'est pas remboursé.
  5. Sinon, demandez le remboursement Pour la voiture ou les transports en commun : en ligne sur le compte ameli, rubrique « Démarches », ou avec le formulaire S3140 (cerfa n° 11162*05) accompagné de la prescription et des justificatifs. Affiliés agricoles : MSA.

Bon à savoir

En urgence vitale, appelez le 15. C'est le Samu qui organise le transport : la prescription est établie après coup, et la franchise ne s'applique pas aux transports d'urgence. Les autres numéros sont réunis dans la fiche urgence médicale.

Sources : ameli.fr, « Frais de transport : prise en charge et remboursements » (mise à jour le 30 septembre 2026) ; service-public.gouv.fr, fiches F2951 et R62614 (consultés le 2 octobre 2026).

Le transport partagé

Le transport partagé, qui réunit plusieurs patients dans le même VSL ou taxi conventionné, est proposé systématiquement pour les soins répétés : traitements médicamenteux du cancer, radiothérapie, dialyse, soins médicaux de réadaptation, soins en hôpital de jour. Il ne l'est pas si le médecin indique sur la prescription que votre état de santé est incompatible.

  • Détour limité : 10 km au plus par patient transporté à partir du deuxième, 30 km au total.
  • Attente limitée : 45 minutes au plus au total sur le lieu de soins.
  • Si vous acceptez : tiers payant, sans avance de frais.
  • Si vous refusez alors que votre état le permet : plus de tiers payant ; vous avancez la totalité de la course, puis êtes remboursé dans un second temps.

À savoir

Si votre état de santé est incompatible avec un transport partagé, c'est au médecin de l'indiquer sur la prescription. Parlez-en lors de la consultation : sans cette mention, le transport partagé vous sera proposé.

Sources : service-public.gouv.fr (fiche F2951, arrêté du 28 février 2025 relatif aux transports partagés) ; ameli.fr, « Frais de transport : prise en charge et remboursements » (consultés le 2 octobre 2026).

Ce que coûte le trajet

L'Assurance maladie rembourse 55 % du tarif conventionnel. La part restante, le ticket modérateur, est prise en charge par la complémentaire santé selon le contrat. Le remboursement passe à 100 % dans certains cas :

  • soins liés à une affection de longue durée exonérante, avec une incapacité reconnue ;
  • accident du travail ou maladie professionnelle ;
  • femme enceinte, du 6e mois de grossesse au 12e jour après l'accouchement ; nouveau-né de moins de 30 jours ;
  • bénéficiaire de la complémentaire santé solidaire ou de l'aide médicale de l'État ;
  • enfant suivi en CAMSP ou en CMPP ; assuré du régime local d'Alsace-Moselle.

La franchise médicale

Une franchise de 4 € est retenue sur le remboursement de chaque trajet en ambulance, VSL ou taxi, dans la limite de 8 € par jour. Depuis le 1er octobre 2026, l'ensemble des franchises d'une personne est plafonné à 70 € par an, contre 50 € auparavant. Elle ne s'applique ni à la voiture personnelle, ni aux transports en commun, ni aux transports d'urgence.

En sont exonérés les moins de 18 ans, les femmes enceintes à partir du 6e mois et jusqu'au 12e jour après l'accouchement, et les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire ou de l'aide médicale de l'État.

Exemple : une patiente en ALD exonérante, qui ne peut pas se déplacer seule, se rend en taxi conventionné à sa séance de radiothérapie, aller et retour.

Trajets aller et retour2 transports
Prise en charge du tarif100 %
Franchise : 2 x 4 €8 €
Reste à sa charge ce jour-là8 €, plafond du jour atteint

Ce qui a changé

  • 28 février 2025 : arrêté relatif aux transports partagés, proposés systématiquement en VSL et taxi conventionné pour les soins répétés, sauf contre-indication médicale.
  • 1er octobre 2026 : le plafond annuel des franchises passe de 50 € à 70 € (décret n° 2026-858 du 11 septembre 2026).

Sources : service-public.gouv.fr (fiche F2951, mise à jour le 1er octobre 2026 ; actualité du 16 septembre 2026 sur les plafonds des franchises), ameli.fr (franchise médicale, page mise à jour le 29 septembre 2026) (consultés le 2 octobre 2026).

Les erreurs qui coûtent cher

  • Prescription faite après le trajet : hors urgence, le transport n'est pas remboursé. Demandez-la au médecin lors de la consultation qui précède les soins.
  • Accord préalable non attendu : pour un long trajet ou des transports en série, partir avant la réponse ou avant 15 jours expose à un refus.
  • Taxi non conventionné : aucun remboursement, quel que soit le motif.
  • Trajet sans motif reconnu : une consultation ordinaire ne donne pas droit au transport. Avec une ALD non exonérante, faites confirmer la prise en charge par votre caisse avant le trajet.

Pour les déplacements de la vie quotidienne, hors soins, les personnes handicapées peuvent s'appuyer sur la carte mobilité inclusion et sur les services de transport adapté.

Ce que dit la loi

La prise en charge des frais de transport est fixée par le Code de la sécurité sociale et par le référentiel de prescription des transports.

Code de la sécurité sociale, articles R322-10 à R322-10-9

En clair : ces articles listent les situations dans lesquelles les frais de transport sont pris en charge et celles qui exigent un accord préalable de la caisse.

Arrêté du 23 décembre 2006, référentiel de prescription des transports

En clair : ce référentiel indique au médecin quel mode de transport prescrire (ambulance, transport assis professionnalisé, véhicule personnel ou transports en commun) selon les déficiences et incapacités du patient.

Arrêté du 28 février 2025 relatif aux transports partagés

En clair : le transport partagé est proposé systématiquement en VSL et en taxi conventionné pour les soins répétés, quand l'état du patient le permet. Le patient qui le refuse perd la dispense d'avance de frais.

Code de la sécurité sociale, articles L160-13 à L160-16

En clair : une franchise est retenue sur chaque transport sanitaire, dans la limite d'un plafond journalier et d'un plafond annuel, porté à 70 € par le décret n° 2026-858 du 11 septembre 2026.

Textes de référence

Questions fréquentes

Oui, si le trajet est prescrit et correspond à un cas de prise en charge. Le remboursement se fait sur la base de 0,30 € par kilomètre, plus le péage et le parking, à 55 % ou à 100 % selon votre situation. Faites la demande sur le compte ameli ou avec le formulaire S3140. Aucune franchise ne s'applique.

Non. Un taxi conventionné ne peut pas facturer un montant supérieur au tarif fixé avec l'Assurance maladie. En cas de désaccord, gardez la facture et signalez-le à votre caisse.

Non. Les trajets liés à une ALD exonérante sont remboursés si votre état présente une incapacité prévue par le référentiel : besoin d'être allongé, surveillé, ou aidé par une tierce personne, par exemple. Avec une ALD non exonérante, faites confirmer la prise en charge par votre caisse avant le trajet. Les autres trajets suivent les règles générales.

Pas à l'avance. En cas d'urgence médicale avec appel au 15, la prescription est remplie après coup par un médecin. Les transports d'urgence ne sont pas soumis à la franchise.

15 jours à partir de l'envoi de la demande. Sans réponse dans ce délai, l'accord est considéré comme donné. Attendez ce délai avant le premier trajet, sauf urgence.

La complémentaire santé rembourse en général tout ou partie des 45 % restants, selon le contrat. Un contrat responsable ne rembourse pas la franchise. Vérifiez la ligne « transport » de votre tableau de garanties.

Toutes les règles officielles : frais de transport sur ameli.fr et fiche service-public.gouv.fr.

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