Tous les emballages se trient dans le bac jaune, partout en France, et les restes de repas se trient à part depuis 2024. Piles, appareils et médicaments se rapportent gratuitement dans un point de collecte. Depuis le 5 juin 2026, les amendes sont plus lourdes.
L'essentiel
Tousles emballages vont dans le bac jaune
2024tri obligatoire des restes de repas
68 €règles de collecte non respectées
135 €abandon de déchets sur la voie publique
Bac jaune : tous les emballages et, dans la plupart des communes, tous les papiers.
Verre : bouteilles, pots et bocaux, dans le conteneur à verre.
Biodéchets : épluchures et restes de repas, au compost ou dans la collecte séparée.
Déchets spéciaux : piles, appareils, ampoules, médicaments et textiles vont en point de collecte, jamais à la poubelle.
Encombrants : don, reprise par le vendeur, collecte ou déchèterie. Jamais sur le trottoir hors collecte prévue.
Bon à savoir
La commune ou l'intercommunalité fixe les règles de collecte : couleur des bacs, jours de passage, papiers, accès à la déchèterie. En cas d'écart avec les consignes nationales, suivez son guide de tri ou l'autocollant de votre bac.
Ce qui a changé
5 juin 2026 : le non-respect des règles de collecte passe de la 2e à la 3e classe de contravention, soit 68 € d'amende forfaitaire au lieu de 35 € (décret n° 2026-433 du 2 juin 2026).
29 juillet 2026 : la fréquence de collecte des ordures ménagères ne dépend plus du nombre d'habitants ; elle est adaptée au territoire (décret n° 2026-674 du 27 juillet 2026).
Sources : service-public.gouv.fr (fiches « Ordures ménagères », vérifiée le 13 août 2026, et « Amende pour abandon de déchets », vérifiée le 5 juin 2026, consultées le 2 octobre 2026), ADEME.
Quel bac pour quel déchet
Depuis le 1er janvier 2023, tous les emballages se trient dans toute la France, y compris les pots de yaourt, les films et les barquettes. Un objet en plastique qui n'est pas un emballage (jouet, cintre, vaisselle) ne va pas dans le bac jaune.
Consignes nationales de tri : celles de votre collectivité s'appliquent en priorité.
Trois gestes qui évitent les erreurs
Vider sans laver : un emballage bien vidé suffit.
Ne pas imbriquer : pas de pot dans une boîte ni de carton dans un autre. Les cartons peuvent être aplatis.
Déposer en vrac : les sacs fermés sont souvent écartés au centre de tri. Laissez les bouchons vissés sur les bouteilles en plastique.
À savoir
Papiers souillés ou gras, mouchoirs et papier peint ne se recyclent pas avec les papiers. Si votre commune a un bac ou une borne à papiers, déposez-y journaux, courriers, cahiers et livres.
Couleurs des bacs et jours de collecte
Couleurs de référence : jaune pour les emballages et papiers, vert pour le verre, marron pour les biodéchets, gris ou noir pour les ordures ménagères. Elles ne sont pas encore appliquées partout.
Jours et fréquence : fixés par votre collectivité.
Sortie des bacs : la veille au soir ou le matin du passage ; rentrez-les après la collecte.
Sources : service-public.gouv.fr, ADEME, Citeo (extension des consignes de tri au 1er janvier 2023).
Où jeter un objet
Choisissez un objet : l'outil indique la filière prévue par les consignes nationales. Pour trouver les points de collecte proches de chez vous, utilisez le service de l'ADEME.
Outil d'orientation fondé sur les consignes nationales. Les consignes de votre collectivité s'appliquent en priorité.
Ces déchets sont dangereux, polluants ou recyclés grâce à une filière financée par les fabricants. Leur dépôt est gratuit pour les particuliers.
Déchet
Où le déposer
Piles et batteries
Bacs de collecte en magasin, déchèterie. Protégez les bornes des batteries au lithium avec du ruban adhésif.
Appareils électriques et électroniques
Reprise gratuite par le vendeur lors de l'achat d'un appareil équivalent, y compris à la livraison. Petits appareils (moins de 25 cm) repris sans achat en grande surface spécialisée. Sinon, déchèterie ou réemploi.
Ampoules LED, fluocompactes, néons
Bacs de collecte en magasin, déchèterie. Les ampoules à filament et halogènes vont aux ordures ménagères.
Médicaments non utilisés
En pharmacie, sans le carton ni la notice, qui vont au tri.
Seringues, aiguilles, lancettes
Boîte à aiguilles gratuite en pharmacie sur ordonnance, à rapporter pleine dans un point de collecte, souvent une pharmacie.
Vêtements, linge, chaussures
Bornes textiles, même usés ou déchirés, propres et secs, dans un sac fermé, chaussures attachées par paire.
Peintures, solvants, produits chimiques
Déchèterie, dans leur emballage d'origine bien fermé. Jamais dans l'évier ni dans un avaloir d'eaux pluviales.
Huiles de vidange et de friture
Déchèterie, refroidies et dans une bouteille fermée. Jamais dans l'évier : l'huile bouche les canalisations.
Pneus
Chez un garagiste ou un vendeur de pneus, tenu de reprendre les pneus usagés lors de l'achat de pneus neufs.
Bouteilles de gaz
Chez un revendeur de la même marque. Elles sont souvent refusées en déchèterie.
Danger
Batteries au lithium : un risque d'incendie
Une batterie de téléphone, de trottinette, de vélo électrique ou une cigarette électronique jetée dans un bac peut s'enflammer, écrasée dans le camion ou au centre de tri. Rapportez toujours piles et batteries dans un point de collecte.
Sources : service-public.gouv.fr, ADEME, code de l'environnement (filières de responsabilité élargie du producteur).
Lire les logos de tri
Seuls deux logos donnent une consigne de tri : le Triman et l'Info-tri. Les autres renseignent sur le produit, pas sur le bac à utiliser.
Logo
Signification
Triman (silhouette entourée de flèches)
Le produit ou l'emballage se trie et ne va pas dans les ordures ménagères.
Info-tri (Triman et pictogrammes)
Il précise où jeter chaque élément de l'emballage, avec la mention « Consignes pouvant varier localement ».
Point vert (deux flèches enroulées)
Il indiquait que le fabricant contribuait au financement du recyclage. Il ne signifie pas que l'emballage se recycle.
Boucle de Möbius (trois flèches en triangle)
L'emballage est recyclable en théorie, ou contient une part de matière recyclée si un pourcentage est indiqué. Ce n'est pas une consigne.
« Compostable », « biodégradable »
Ne signifie pas « à mettre au compost du jardin » : beaucoup de plastiques dits compostables ne se dégradent qu'en installation industrielle.
La déchèterie
Gérée par la commune ou l'intercommunalité, elle accueille ce qui ne rentre pas dans les bacs : gros objets, déchets verts, gravats, bois, métaux, appareils et produits dangereux.
Accès : le plus souvent gratuit pour les habitants du territoire, parfois avec une carte délivrée sur justificatif de domicile. Passages ou volumes peuvent être limités.
Horaires : ils varient selon les saisons. Vérifiez-les avant de vous déplacer.
Préparation : séparez dans le coffre déchets verts, bois, métal, cartons, gravats et appareils.
Souvent refusés : amiante (sauf collecte spécifique), bouteilles de gaz, pneus, ordures ménagères, déchets de soins.
Zone de réemploi : dans de nombreuses déchèteries, pour les objets en état de marche, repris par une ressourcerie.
Sans véhicule : collecte des encombrants sur rendez-vous, déchèterie mobile ou reprise à la livraison.
Bon à savoir
Un artisan qui intervient chez vous évacue lui-même ses déchets de chantier : l'accès des professionnels à la déchèterie est souvent payant. Ne cassez jamais vous-même un matériau susceptible de contenir de l'amiante.
Encombrants : les solutions dans l'ordre
Un meuble, un matelas, un appareil ou un vélo dont vous ne voulez plus ne doit pas être laissé sur le trottoir.
Encombrants : de la solution la plus utile à la dernière.
Réparer : un appareil en panne depuis moins de 2 ans relève d'abord de la garantie légale de conformité, gratuite ; au-delà, le bonus réparation réduit la facture chez un réparateur labellisé.
Donner : certaines associations enlèvent les meubles en bon état.
Reprise par le vendeur : gratuite pour un appareil électrique, un meuble ou une literie du même type, y compris à la livraison.
Collecte de la commune : parfois payante. Sortez les objets uniquement le jour et à l'endroit indiqués.
Attention
Des offres de « débarras gratuit » en ligne finissent parfois en dépôt sauvage. Vous restez responsable de vos déchets jusqu'à leur élimination : on peut remonter jusqu'à vous.
Préférez la collecte de la commune, une association connue ou une entreprise qui remet une facture et indique la destination des déchets.
Amendes : ce que vous risquez depuis le 5 juin 2026
Le décret n° 2026-433 du 2 juin 2026 a relevé les sanctions. Il distingue le non-respect des règles de collecte fixées localement et l'abandon de déchets dans la rue ou la nature.
Montants fixés par le décret n° 2026-433 du 2 juin 2026.
Infraction
Amende forfaitaire
Amende majorée
Maximum devant le juge
Non-respect des règles de collecte (jours et horaires, consignes de tri, contenant inadapté, dépôt au pied des bacs)
68 € (45 € en cas de paiement rapide)
180 €
450 €
Bac laissé en permanence sur la voie publique
-
-
750 €
Abandon de déchets sur la voie publique ou dans la nature (sac, meuble, mégot)
135 €
375 €
750 €
Abandon de déchets transportés à l'aide d'un véhicule
-
-
1 500 € et confiscation possible du véhicule
« Est puni de l'amende prévue pour les contraventions de la 3e classe le fait de déposer (…) sans respecter les conditions fixées par cette autorité, notamment en matière (…) de jours et d'horaires de collecte, ou de tri des ordures. »
Article R. 633-6 du Code pénal
Les sanctions sont plus lourdes dans un espace naturel protégé (parc national, réserve naturelle, site classé) et en cas de récidive. Les dépôts importants peuvent être poursuivis comme des délits.
Signaler un dépôt sauvage
Ne touchez pas aux déchets potentiellement dangereux (bidons, amiante, seringues).
Signalez le dépôt à la mairie ou à la police municipale, avec le lieu précis et si possible une photo. Le maire peut faire enlever les déchets aux frais de leur auteur.
En cas de flagrant délit, notez l'immatriculation du véhicule et prévenez la police ou la gendarmerie.
Sources : service-public.gouv.fr (fiche vérifiée le 5 juin 2026 et actualité du 10 juin 2026), décret n° 2026-433 du 2 juin 2026, code pénal.
Quiz : les erreurs de tri les plus courantes
Sept questions. La réponse et son explication s'affichent après chaque choix.
Ce que dit la loi
La collecte des déchets ménagers relève des communes et de leurs groupements. Les sanctions figurent dans le code pénal et ont été renforcées par le décret n° 2026-433 du 2 juin 2026, entré en vigueur le 5 juin 2026.
Code pénal, article R. 633-6 (rétabli par le décret n° 2026-433 du 2 juin 2026)
« Est puni de l'amende prévue pour les contraventions de la 3e classe le fait de déposer, dans des conteneurs, poubelles ou bennes adaptés aux déchets (…) sans respecter les conditions fixées par cette autorité, notamment en matière d'adaptation du contenant à leur enlèvement, de jours et d'horaires de collecte, ou de tri des ordures. »
En clair : ne pas respecter le règlement de collecte (horaires, tri, contenant, sacs au pied des bacs) coûte 68 € d'amende forfaitaire. Cette infraction relevait auparavant de l'article R. 632-1, abrogé par le même décret, qui prévoyait une amende de 2e classe (35 €).
Code pénal, articles R. 634-2 et R. 635-8
En clair : abandonner des déchets sur la voie publique ou dans la nature est une contravention de 4e classe (135 € d'amende forfaitaire, 750 € au maximum). Avec un véhicule, c'est une contravention de 5e classe : jusqu'à 1 500 € et confiscation possible du véhicule.
Code général des collectivités territoriales, article R. 2224-24 (modifié par le décret n° 2026-674 du 27 juillet 2026)
En clair : depuis le 29 juillet 2026, la fréquence de collecte des ordures ménagères ne dépend plus du nombre d'habitants. Elle est adaptée au territoire : type d'habitat, quantités produites, variations saisonnières de population, objectifs de prévention.
La collecte en porte-à-porte peut être remplacée par des points d'apport volontaire offrant un service équivalent.
Code de l'environnement, article L. 541-2
En clair : tout producteur ou détenteur de déchets est responsable de leur gestion jusqu'à leur élimination ou leur valorisation finale, même s'il les confie à un tiers. Confier ses encombrants à un débarras douteux n'exonère pas de cette responsabilité.
Code de l'environnement, article L541-2 : responsabilité du producteur ou du détenteur de déchets
Questions fréquentes
Celles de la commune où vous habitez. Chaque collectivité organise la collecte selon ses équipements. Ses consignes figurent sur son site, sur le calendrier de collecte ou sur l'autocollant du bac.
Oui. Les camions ont souvent plusieurs compartiments ou passent à des jours différents selon les bacs. Le contenu du bac jaune part au centre de tri, puis au recyclage. Un bac jaune mal trié augmente le coût du service pour tous.
Oui, lorsque les consignes de tri figurent dans le règlement de collecte. En pratique, un bac mal trié est d'abord refusé par les agents de collecte et signalé par un autocollant.
Certaines collectivités collectent le tri dans des conteneurs installés dans la rue (points d'apport volontaire). Si des bacs sont prévus mais absents, signalez-le au syndic ou au bailleur.
Le plus souvent par la taxe d'enlèvement des ordures ménagères, payée avec la taxe foncière et répercutée sur les locataires dans les charges, ou par une redevance selon le service rendu.
Certaines collectivités appliquent une tarification incitative, qui tient compte du poids ou du nombre de levées du bac d'ordures ménagères.
Pour les particuliers qui résident sur le territoire, elle est généralement gratuite, parfois dans la limite d'un nombre de passages ou d'un volume. Les professionnels paient le plus souvent leurs dépôts.
Non. Le brûlage des déchets à l'air libre est interdit, y compris pour les déchets verts. Compostez-les, broyez-les pour pailler ou apportez-les en déchèterie ; les cartons vont dans le bac jaune.