Aller au contenu

Toutes les aides pour votre habitat

Accueil › Emploi & formation › Contrat d'engagement jeune

Aide · Mis à jour en octobre 2026

Contrat d'engagement jeune
Accompagnement et allocation

Le contrat d'engagement jeune (CEJ) s'adresse aux 16-25 ans qui ne sont ni en études ni en formation et qui peinent à trouver un emploi durable. Il associe un conseiller unique, un programme de 15 à 20 heures d'activités par semaine et, selon les ressources du foyer, une allocation pouvant atteindre 566,17 € par mois.

L'essentiel

Le CEJ est un accompagnement intensif vers l'emploi ou la formation, suivi par un conseiller unique. Une allocation mensuelle est versée dès la signature, selon l'âge et les ressources du foyer. Elle n'est pas imposable.

Le CEJ en chiffres : pour les jeunes de 16 à 25 ans, jusqu'à 29 ans avec une RQTH ; 15 à 20 heures d'activités par semaine ; contrat de 12 mois, 18 mois à titre exceptionnel ; allocation de 566,17 euros par mois au maximum. Un conseiller unique, à la mission locale ou chez France Travail, suit le jeune pendant tout le contrat.
Les quatre repères du contrat d'engagement jeune

À retenir

  • Le CEJ est un droit pour les jeunes qui remplissent les conditions, sans condition de diplôme.
  • L'allocation va de 226,48 € à 566,17 € par mois ; elle est supprimée si le foyer est imposable au-delà de la 1re tranche.
  • Il se signe à la mission locale ou chez France Travail.

Montants en vigueur depuis le 1er avril 2026, revalorisés chaque année au 1er avril. Sources : service-public.gouv.fr (fiche « Contrat d'engagement jeune », vérifiée le 1er avril 2026), code du travail, consultés le 2 octobre 2026.

Conditions

Le CEJ est un droit pour les jeunes qui remplissent toutes les conditions suivantes :

  • Âge : de 16 à 25 ans révolus, ou jusqu'à 29 ans révolus avec une reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH).
  • Situation : ne pas être étudiant et ne pas suivre de formation.
  • Emploi : rencontrer des difficultés d'accès à l'emploi durable.
  • Engagement : accepter le programme et respecter les exigences d'assiduité et de motivation.
« Le contrat d'engagement jeune est un droit ouvert aux jeunes de seize à vingt-cinq ans révolus, ou, par dérogation à l'article L. 5131-3, vingt-neuf ans révolus lorsque la qualité de travailleur handicapé leur est reconnue, qui rencontrent des difficultés d'accès à l'emploi durable, qui ne sont pas étudiants et qui ne suivent pas une formation. »
Article L. 5131-6 du code du travail

Test d'éligibilité

Quatre questions pour vérifier les conditions principales. Le résultat est indicatif : l'entrée dans le dispositif est validée par le conseiller après un entretien.

Contenu du programme

Le contrat est élaboré avec le jeune après un diagnostic de sa situation. Il fixe les activités, le rythme des rendez-vous et le montant maximal de l'allocation.

Un conseiller référent

Le même conseiller suit le jeune pendant tout le contrat. Il l'aide à définir un projet, à trouver une formation ou un emploi, et à lever les freins du quotidien : transport, logement, santé, démarches.

15 à 20 heures d'activités par semaine

  • Découverte des métiers : immersions en entreprise, visites, rencontres avec des professionnels.
  • Formation : remise à niveau, formation qualifiante, préparation à l'apprentissage.
  • Recherche d'emploi : CV, préparation aux entretiens, candidatures accompagnées.
  • Engagement : service civique, établissement pour l'insertion dans l'emploi (Épide), école de la deuxième chance.
  • Autonomie : ateliers sur le budget, le numérique, la santé, la mobilité ou le logement.

Durée

  • 12 mois au maximum, portés à 18 mois au total à titre exceptionnel, par une décision motivée du conseiller.
  • Fin anticipée : le contrat s'arrête plus tôt si le jeune accède à un emploi durable ou à une formation longue.
  • Après une embauche : le conseiller peut continuer à suivre le jeune pour sécuriser sa prise de poste.

Bon à savoir

Depuis le 1er janvier 2025, les jeunes accompagnés par une mission locale, notamment en CEJ, sont inscrits automatiquement comme demandeurs d'emploi. Ils doivent ensuite s'actualiser chaque mois, entre le 28 du mois et le 15 du mois suivant.

Montant de l'allocation

L'allocation est attribuée aux jeunes qui vivent hors du foyer de leurs parents, ou dans ce foyer sans soutien financier ou avec un soutien limité. Son montant maximal dépend de l'âge et de la situation fiscale du foyer.

SituationMontant maximal mensuelÀ Mayotte
Majeur fiscalement autonome, ou rattaché à un foyer non imposable566,17 €322,71 €
Majeur rattaché à un foyer imposable dans la 1re tranche du barème339,70 €193,64 €
Mineur de 16 ou 17 ans226,48 €129,08 €
Foyer imposable au-delà de la 1re tranchePas d'allocation, accompagnement maintenuIdem

Montants au 1er avril 2026. La « 1re tranche » correspond à la tranche d'imposition au taux de 11 %. Source : service-public.gouv.fr (fiche vérifiée le 1er avril 2026).

Cumul avec un salaire

Les revenus d'activité sont déclarés chaque mois lors de l'actualisation. L'allocation se cumule avec eux selon trois seuils.

Cumul de l'allocation CEJ et d'un salaire : jusqu'à 300 euros de revenus par mois, cumul total avec l'allocation ; au-delà de 300 euros, l'allocation diminue progressivement ; à 80 % du Smic brut, elle n'est plus versée. Exemple : 566,17 euros d'allocation plus 250 euros d'intérim font 816,17 euros perçus dans le mois.
Revenus d'activité et allocation : les trois seuils

Ressources déduites ou non cumulables

Effet sur l'allocationRessources concernées
Non cumulablesRSA (sauf si le jeune est un enfant à charge d'un foyer qui perçoit le RSA), service militaire volontaire, contrat unique d'insertion
Déduites en totalitéAllocations chômage, rémunération des stagiaires de la formation professionnelle, rémunération versée par les écoles de la deuxième chance
Déduites en partieRevenus d'activité au-delà de 300 €, indemnités journalières de sécurité sociale, indemnités de congé maternité, paternité ou adoption
Fiche officielle du CEJ →

Démarche

  1. Contacter la mission locale ou France Travail Le site 1jeune1solution permet aussi de demander à être recontacté par un conseiller.
  2. Passer l'entretien de diagnostic Le conseiller fait le point sur le parcours, les expériences, le projet et les difficultés éventuelles.
  3. Signer le contrat Il fixe le programme, les engagements réciproques et le montant maximal de l'allocation, due dès la signature.
  4. Transmettre les justificatifs dans les 3 mois Ils permettent de vérifier les ressources.
  5. S'actualiser chaque mois Entre le 28 du mois et le 15 du mois suivant, en déclarant les revenus éventuels. Sans actualisation, l'allocation n'est pas versée.

Attention

Les justificatifs de ressources doivent être fournis dans les 3 mois suivant la signature. Passé ce délai, les sommes dues pour la période antérieure ne sont plus versées.

Documents à préparer

La liste exacte est donnée par la structure. Les pièces suivantes sont le plus souvent demandées.

Bon à savoir

L'absence de compte bancaire n'empêche pas de signer le contrat. Toute personne domiciliée en France a droit à l'ouverture d'un compte, au besoin par la procédure du droit au compte auprès de la Banque de France.

3949 France Travail Inscription, actualisation, suivi du dossier Service gratuit + prix de l'appel
0 800 235 236 Fil Santé Jeunes Écoute anonyme des 12-25 ans Gratuit
Annuaire des missions locales →

Engagements et sanctions

Le CEJ repose sur des engagements réciproques, inscrits dans le contrat.

  • Le jeune : suivre les activités prévues, se présenter aux rendez-vous, déclarer ses revenus.
  • Le conseiller : proposer un programme effectif et suivre le jeune jusqu'au terme du contrat.
Attention

Allocation réduite, suspendue ou supprimée

En cas de manquement sans motif légitime, par exemple une absence injustifiée à une formation, l'allocation peut être réduite, suspendue ou supprimée. Prévenez le conseiller avant toute absence et conservez les justificatifs.

Motifs d'absence généralement admis

  • Arrêt maladie ou hospitalisation, sur justificatif.
  • Entretien d'embauche, période de travail ou de formation.
  • Événement familial grave ou convocation officielle (tribunal, préfecture).

Cas particuliers

Signer un second CEJ

Un nouveau contrat ne peut être conclu qu'après un délai de 6 mois suivant la fin du précédent. Une exception est possible pour un jeune qui a respecté ses engagements et qui rencontre des difficultés particulières.

Poursuite dans un autre parcours

Si le jeune entre, avant la fin du CEJ, dans un parcours d'insertion ou de formation fixé par arrêté, le contrat est prolongé. Il court jusqu'au dernier jour du 2e mois suivant la fin de ce parcours.

Les autres accompagnements de la mission locale

  • PACEA : parcours contractualisé d'accompagnement vers l'emploi et l'autonomie, plus souple que le CEJ, jusqu'à 24 mois, avec une aide financière ponctuelle possible.
  • Alternance : recherche d'un contrat d'apprentissage ou de professionnalisation.
  • Mobilité : aides au permis de conduire ou au transport selon les territoires.
  • Logement et santé : orientation vers les foyers de jeunes travailleurs, la garantie Visale, les aides au logement, la complémentaire santé solidaire.

Jeunes en rupture

Une version du CEJ portée par des associations s'adresse aux jeunes les plus éloignés de l'emploi : sans domicile, en rupture familiale, sortant de l'aide sociale à l'enfance. Les intervenants vont au-devant d'eux sur leurs lieux de vie.

Le CEJ sur 1jeune1solution →

Ce que dit la loi

Le contrat d'engagement jeune est prévu par le code du travail. La loi fixe le public et le principe de l'allocation ; les décrets précisent sa durée, son montant et les règles de cumul.

Code du travail, article L. 5131-6
« Le contrat d'engagement jeune est un droit ouvert aux jeunes de seize à vingt-cinq ans révolus, ou, par dérogation à l'article L. 5131-3, vingt-neuf ans révolus lorsque la qualité de travailleur handicapé leur est reconnue, qui rencontrent des difficultés d'accès à l'emploi durable, qui ne sont pas étudiants et qui ne suivent pas une formation. »

En clair : tout jeune qui remplit ces conditions peut demander un CEJ ; il ne s'agit pas d'une aide attribuée au cas par cas.

Code du travail, article L. 5131-6
« L'allocation mensuelle peut être suspendue ou supprimée en cas d'inobservation par son bénéficiaire des engagements prévus par le contrat mentionné à l'article L. 5411-6 du présent code. »

En clair : l'allocation est la contrepartie de l'engagement du jeune dans son programme. Le même article précise qu'elle n'est pas soumise à l'impôt sur le revenu, ni à la CSG et à la CRDS.

Code du travail, article R. 5131-16
« Il détermine notamment la durée de l'accompagnement, qui ne peut excéder douze mois. »

En clair : le contrat dure 12 mois au plus. Le même article permet de le prolonger à titre exceptionnel jusqu'à 18 mois et impose un délai de 6 mois avant la signature d'un nouveau contrat.

Code du travail, article D. 5131-23

En clair : les revenus d'activité sont cumulables en totalité avec l'allocation jusqu'à 300 € par mois. Au-delà, l'allocation est réduite selon un coefficient de dégressivité et devient nulle à 80 % du Smic brut.

Textes de référence

Questions fréquentes

Oui. L'accompagnement est ouvert à tous les jeunes qui remplissent les conditions. Seule l'allocation dépend des ressources : 339,70 € par mois au maximum si le foyer est imposable dans la 1re tranche, aucune allocation au-delà. Un jeune qui fait sa propre déclaration de revenus est apprécié selon sa situation personnelle.

L'accès à un emploi durable est l'objectif du contrat, qui prend alors fin avec l'allocation. Le conseiller peut continuer à vous suivre pendant la prise de poste. Selon vos revenus, la prime d'activité peut prendre le relais : faites une simulation sur caf.fr.

Les causes les plus fréquentes sont une actualisation mensuelle non faite, un justificatif manquant (RIB, avis d'impôt) ou une sanction pour absence. Les justificatifs doivent être transmis dans les 3 mois suivant la signature. Contactez votre conseiller sans attendre.

Non, l'allocation n'est pas cumulable avec un RSA perçu à votre nom. En revanche, un jeune compté comme enfant à charge dans le foyer de parents qui perçoivent le RSA peut toucher l'allocation du CEJ. Le RSA n'est en principe ouvert qu'à partir de 25 ans ; le CEJ constitue la principale aide financière des jeunes de moins de 25 ans sans emploi.

Non. Une aide au logement de la CAF, la garantie Visale pour louer sans garant ou les aides à la mobilité restent accessibles. Le conseiller peut aider à les demander.

Cette fiche vous est utile ?